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TRAITÉ D'ARCHITECTURE.
passages et des escaliers débouchant dans l’amphithéâtre. D’autres escalierspartaient du même plan pour conduire à un second étage, lequel avait égale-ment sa double galerie et de nombreuses rampes. Ce dernier étage étaitétabli à peu près à même hauteur que le baltens, et il était surmonté d’unlarge passage voûté qui régnait sous le portique supérieur. D’autres passagesmoins larges étaient ménagés sous les gradins, dans tous les espaces libres,de manière à multiplier les dégagements, et à réduire autant que possiblele cube des maçonneries. Les galeries offraient beaucoup plus de places queles gradins, et pouvaient par conséquent recevoir tous les spectateurs qu’unepluie d’orage forçait à chercher un abri.
Le monument présentait au dehors quatre ordonnances superposées; lestrois premières étaient formées d’arcades sur pieds-droits décorés de colonnesengagées; la quatrième consistait en pilastres, appliqués contre un mur, danslequel étaient ouvertes de petites fenêtres rectangulaires. Les colonnes durez-de-chaussée étaient d’ordre dorique, mais sans triglyphes dans la frise;celles du premier étage, d’ordre ionique; et celles du deuxième étage,d’ordre corinthien. Les pilastres appartenaient également à ce dernier ordre.Le tout était couronné par une vigoureuse corniche à consoles. Les entre-colonnements étaient au nombre de quatre-vingts par étage.
Les façades extérieures, les piliers et les principaux murs étaient entière-ment exécutés en pierres de taille de fortes dimensions; les petits murs derefend et les voûtes étaient formés de maçonneries de blocage ou de béton,avec chaînes ou revêtements en briques. Des égouts multipliés assuraient unprompt écoulement aux eaux pluviales.
D’immenses substructions s’étendaient sur deux étages au-dessous de l’arèneet d’une partie des gradins; c’est là qu’étaient les loges des animaux, et c’estde là qu’ils étaient conduits dans l’arène, dont le sol était percé de trappes, quise fermaient ou s’ouvraient à volonté, et auxquelles venaient aboutir des plansinclinés, descendant jusqu’au niveau de l’aire inférieure. Quelques-unes de cesouvertures servaient en outre à faire sortir des décorations, ainsi qu’il se pra-tique encore sur nos théâtres.
On remarque, dans la corniche de couronnement, des trous carrés, au-dessous desquels sont placés de fortes consoles en pierre. Ils donnaient passageà des poutres recouvertes de bronze, dont les pieds reposaient sur les con-soles, et qui étaient destinées à retenir le velarium. Cette immense toile avait