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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

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plaisirs. L’édifice serait couvert. Ce n’était pas nécessaire, et c’eût été jugé sansdoute impossible à Rome ; mais ce serait indispensable dans notre climat, etnous n’y trouverions aucune difficulté sérieuse, puisque nous pouvons exécuter,en toute sécurité et sans trop grands frais, des fermes en fer d’une centainede mètres de portée. La majeure partie, sinon la totalité de la couverture seraitvitrée, et des dispositions, faciles à imaginer, assureraient une ventilation suf-fisante dans l’intérieur, et le mettraient à l’abri des rayons et des ardeurs dusoleil. La spina serait remplacée par une large plate-bande de gazon où desgroupes d’arbustes choisis encadreraient heureusement des fontaines jaillis-santes, d’élégantes sculptures, et des statues de grands hommes. Les jeuxconsisteraient en courses de chevaux, en exercices équestres, en évolutionsmilitaires, en représentations d’événements historiques et d’illustres faitsd’armes, en concerts formés par des milliers de voix et des instruments innom-brables. Ces fêtes, et tant d’autres qu’enfanterait l’imagination de nos artistes,auraient lieu tantôt pendant le jour, tantôt pendant la nuit, et elles seraientalors brillamment éclairées par de nombreux jets de gaz ou par la lumièreélectrique, et des feux de Bengale viendraient les embellir de couleurs éclatanteset variées.

Pendant la mauvaise saison, la vaste enceinte pourrait devenir un magni-fique jardin d’hiver, dont l’entrée serait gratuitement ou à bas prix ouverteau public. Des bancs et des chaises distribués sur le sable de l’arène, desfleurs et des plantes rapidement grimpantes sur les gradins, des oiseaux enliberté, des poissons et des cygnes dans les bassins, des animaux choisis surla pelouse et dans les massifs, des groupes épars d’enfants se livrant à leursgracieux ébats ; toutes ces choses réunies donneraient grand intérêt à cettepromenade, où tout respirerait le bonheur, et qui offrirait un admirablecoup d’œil en même temps qu’un contraste frappant avec les rigueurs dudehors.

Enfin, pour chacune de nos expositions des produits de l’industrie, noussommes condamnés à encombrer à grands frais l’une de nos promenades oude nos places publiques par de disgracieuses et éphémères constructions, oùl’espace est mesuré d’un main parcimonieuse, où la circulation est difficile,et où ni large disposition, ni longue perspective ne viennent frapper lesregards. Or l’édifice dont il s’agit y conviendrait merveilleusement. Deuxou trois larges gradins en charpente s’établiraient au-dessus de ceux du