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Deuxième partie.
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CIRQUES .

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satisfaire à cette double condition : placer tous leurs points de départ à égaledistance de l’endroit vers lequel ils devaient se diriger d’abord, et leur offrirun plus large passage au début de la carrière, où ils étaient tous en ligne ,que plus loin où ils se distançaient plus ou moins.

Les carceres étaient au nombre de douze ; elles étaient fermées par des grillesdu côté du cirque, et des liermès de grandes dimensions étaient adossés contreles pieds-droits qui les séparaient. A leurs extrémités, étaient placées lestours au pied desquelles s’ouvraient deux grandes portes communiquant avec ledehors. Les lignes de gradins étaient interrompues par deux loges (pulvinaria) ;l’une, placée à gauche, à peu près à hauteur du premier groupe de bornes,était probablement destinée à l’empereur, et l’autre, située sur le côté opposé,devait être occupée par les juges des jeux. De nombreux escaliers débouchaientsur les gradins, et étaient régulièrement distribués dans toute l’étendue del’enceinte.

On comprend, en étudiant ces immenses édifices, en voyant avec quellesollicitude ils étaient distribués, en cherchant à se rendre compte de l’effetque devait produire la prodigieuse quantité de spectateurs qu’ils admettaient,on comprend l’extrême importance que les Romains dégénérés de l’empire,attachaient aux jeux du cirque, et l’on se rappelle sans surprise les folies dequelques empereurs, aussi bien que le panem et circenses du peuple. Il devaity avoir une animation, un enivrement, dont nous ne saurions nous faire uneidée, dans ces luttes excitées par les clameurs de la multitude, où la part du vaincuétait le déshonneur, la mort quelquefois, et qui donnaient au vainqueur lafortune, la gloire, plus que cela peut-être, les applaudissements enthousiastesde spectateurs qui se comptaient par centaines de mille.

Peut-être est-il à regretter qu’il n’y ait pas d’édifices analogues aux cirques,tant à Paris que dans nos grandes villes; ils y rendraient plus d’un service.

Nos fêtes publiques, qui consistent toujours en feux d’artifice et en insigni-fiantes décorations encombrant nos places et nos promenades, sont sans portéeet paraissent bien misérables, malgré le talent des ordonnateurs et les dépensesqu’elles exigent; et que de fois d’ailleurs les intempéries de notre climat neviennent-elles pas y mettre d’insurmontables obstacles! Tandis que si nousavions dans notre capitale une vaste enceinte, capable de contenir deux centmille spectateurs, ces fêtes toujours assurées, pourraient être variées à l’infini,et concourir à l’éducation des classes inférieures en même temps qu’à leurs