TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
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parties de ce vaste plan nous entraînerait trop loin, et n’est pas nécessaired’ailleurs pour en faire apprécier les mérites; car ils sont faciles à recon-naître à première vue, en lisant la légende qui donne la destination desdifférentes salles. Nous nous bornerons à signaler l’heureuse disposition desgrands escaliers et de leurs galeries latérales; des salons qui de chaque côtéprécèdent la grande salle des fêtes; du salon des cariatides, d’où la vue s’étendsur les deux escaliers ; du salon de réception, qu’un double escalier relieà la cour couverte, convertie, ainsi que nous l’avons déjà dit, en un immensevestibule (1 ) ; enfin des nombreuses galeries de dégagement, grâce auxquelleson circule aisément partout, alors môme que la ville hospitalière a ouvert sonpalais à plus de six mille invités. Ajoutons cependant que toutes ces salles quise succèdent sont variées, comme il convient, dans les formes, dans leshauteurs et dans l’ornementation, de telle sorte que l’ordre n’y engendrenullement la monotonie (2).
La légende ci-après fait connaître la destination des différentes parties del’un et de l’autre plan.
Plan du rez-de-chaussée : 1, porches ouverts d’un côté sur une cour laté-rale, et de l’autre sur la voie publique; 2, grand vestibule, servant de ves-tiaire dans les jours de fêtes; 3, vestibule tétrastyle, donnant entrée dans lesgrands escaliers 4, 4; S, rampe conduisant sous le portique de la cour cen-trale, accompagnée d’une fontaine de chaque côté; 6, ancienne cour dupalais, couverte aujourd’hui; 7, principale entrée du palais sur la place deGrève; 8, grand escalier des appartements municipaux; 9, ancien escalierprincipal; 40, 40, bureaux; 44 , 44, appartements du préfet; 42, escalier dela bibliothèque; 43, escalier des bureaux; 44, escaliers de dégagement;43, cours.
(1) Cet escalier a été établi à titre provisoire, par M. l’architecte Baltard, à l’occasion d’une grande fêtedonnée par la ville. U a produit si bon effet qu’on ne l’a point enlevé en même temps que les autres déco-rations de circonstance, et il y a lieu d’espérer qu’on le maintiendra, en le reconstruisant d’une manièredurable et avec autant de luxe que le reste de l’édiflce. Dans les jours de réception, des eaux abondantesjaillissent d’une belle fontaine placée entre les deux rampes, puis retombent en cascades dans un grandbassin circulaire qui règne sous tout l’escalier et s’étend même au delà. D’autres fontaines accompagnentla rampe conduisant de la cour dans le vestibule tétrastyle. Ces eaux jaillissant au milieu des fleurs etbrillant des feux de lumières innombrables ont quelque chose de féerique.
(2) Il est à regretter qu’on n’ait pas encore adopté un système efficace de ventilation pour ces salles. Latempérature s’y élève outre mesure dans les jours de fêtes.