HOTELS DE VILLE.
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d’Henri IV , placée au-dessus de la principale porte d’entrée, rappelle l’intérêtqu’avait pris ce prince à l’achèvement du palais.
La galerie de la cour au rez-de-chaussée, la grande salle du premier étagesur la place, et la partie centrale de la façade de ce côté, appartiennent à laconstruction primitive, et se font remarquer par l’originalité, la variété, larichesse et l’élégance de leurs formes. Et, chose singulière, rien ne rappellel’Italie dans cette architecture dessinée par un artiste italien. Les fenêtressont de grandes dimensions, comme il convient à notre climat, et le systèmedécoratif présente cette charmante fantaisie, cette liberté d’allures qui appar-tiennent en propre à la Renaissance française, et n’ont jamais pénétré del’autre côté des Alpes . C’était un grand artiste celui qui savait si bien appré-cier les convenances de diverses natures, spéciales au pays pour lequel il tra-vaillait, et leur donner une aussi complète satisfaction.
Vers la fin du siècle passé, on éleva une galerie au-dessus du portiquede la cour, qui ne régnait qu’au rez-de-chaussée, et l’on se proposaitd’agrandir l’édifice devenu insuffisant; mais les événements politiques firentajourner ce projet, et il ne fut sérieusement repris qu’en 1856. Les travauxétaient en cours d’exécution l’année suivante, et ils furent poursuivis avecune telle activité qu’en 1844, toutes les maçonneries étaient terminées, etqu’on pouvait utiliser la majeure partie des nouvelles constructions. La belleet splendide décoration des salles de réception, confiée à nos artistes lesplus distingués, ne pouvait marcher aussi rapidement; mais elle est achevéedepuis plusieurs années, et rien n’a manqué aux dernières fêtes données parla ville dans ce palais, où la richesse et le bon goût s’associent à une excel-lente disposition.
Il serait difficile d’imaginer une distribution plus favorable pour de nom-breuses réceptions. Nous avons déjà fait remarquer au lecteur (I) les vesti-bules du rez-de-chaussée, qui sont établis sur de grandes proportions et demanière à donner toutes facilités à la circulation. Qu’il jette les yeux surle plan du premier étage : il n’y trouvera pas moindre matière à une appro-bation sans réserve, et il sera frappé de l’art avec lequel les nouvelles con-structions ont été rattachées aux anciennes. Un examen détaillé de toutes les
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