HOPITAUX.
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Fig. \, coupe suivant la ligne MN du plan; fig. 2, élévation sur le boule-vard; fig. 3 coupe transversale d’un des bâtiments cellulaires; fig. 4, fragmentde coupe longitudinale d’un de ces bâtiments, prise à partir du point où il serattache au pavillon central.
IV. HOPITAUX.
L’institution des hôpitaux est due au christianisme; elle a été implicitementdécrétée le jour où il a proclamé une nouvelle vertu, la charité, et l’a élevéeau rang des plus essentielles. On trouve, il est vrai, dans l’antiquité romaine,quelques établissements de ce genre annexés à des temples d’Esculape; maisils ne constituaient que de rares exceptions, et ne découlaient pas du mêmeprincipe, car, si la charité était dans quelques cœurs, ni les lois ni la reli-gion ne la connaissaient; elle n’existait, pour ainsi dire, qu’à l’état latent,et ne pouvait produire grand effet.
La gloire d’avoir inauguré la voie bienfaisante ouverte par la nouvellereligion paraît appartenir à l’Orient. On y rencontrait des hôpitaux dansle m e siècle, et l’on sait que saint Basile en fonda un aux portes de Césarée,sa ville épiscopale, et lui donna un tel développement qu’au dire de saintJean Chrysostôme, on pouvait le regarder comme une seconde ville. A Rome ,une noble femme dont le nom est venu jusqu’à nous, Fabiola, consacrasa fortune à la construction du premier hôpital fondé en Occident . Cetétablissement date de la lin du iv c siècle. A partir de cette époque, denombreux hôpitaux s’élevèrent et furent administrés par les soins du clergé,auquel l’assistance des pauvres était plus particulièrement dévolue, et quidevait lui consacrer le quart des revenus de l’Église, d’après le décret d’unconcile, tenu à Rome sous Constantin .
L’IIôtel-Dieu de Lyon remonte à Childebert (342), et celui de Paris futfondé en 660 par saint Landry, huitième évêque de cette ville. La piétéde nos rois, d’accord avec une saine politique, vint en aide à ces établisse-ments, et en créa de nouveaux pendant tout le cours du moyen âge, malgréla misère des temps. Charlemagne , Philippe-Auguste et saint Louis se signa-lèrent entre tous par leur bienfaisance. Mais ce qui fit surtout croître rapi-dement le nombre des hôpitaux, ce fut l’invasion de la terrible maladie
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