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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
Les bâtiments destinés aux logements du directeur, de l'aumônier, dessœurs et des divers employés, à la pharmacie, à la lingerie, etc., doiventêtre disposés suivant les circonstances locales, de telle sorte que le repos desmalades soit troublé le moins possible par le mouvement des relations avecl’extérieur, et que le service soit établi dans de bonnes conditions.
Enfin, des promenoirs couverts et des cours plantées d’arbres sont néces-saires pour les convalescents; et la végétation a en outre le double méritede récréer la vue des malades, et d’assainir l’air qu’ils respirent. Mais qu’ellene prenne pas assez de développement pour engendrer de l’humidité, carelle deviendrait nuisible, et que les cours soient spacieuses et convenable-ment aérées. La largeur des cours ouvertes sur un de leurs côtés devraitêtre au moins double de la hauteur des bâtiments, et les cours entièrementfermées réclament beaucoup plus.
11 est plus essentiel encore dans un hôpital que partout ailleurs de pré-venir la stagnation des eaux. Il faut à cet effet que tous les bâtiments soientaccompagnés de revers pavés fortement inclinés, que les ruisseaux aient unepente très-prononcée, que la surface des cours soient bombée et bien entre-tenue, et que de nombreux égouts à bouches multipliées dégagent rapide-ment toutes les eaux.
Presque toutes les conditions qui viennent d’être passées en revue s’appli-quent également aux hospices et aux hôpitaux; mais on comprend que la plu-part des hospices ont des exigences spéciales, en raison de la nature des misèresauxquelles ils sont affectés, et qu’entrer dans le détail de ce qui leur con-vient nous entraînerait trop loin de notre but et de notre compétence. Qu’ilsuffise d’avoir indiqué les généralités et l’esprit dans lequel les projets d’édi-fices de ce genre paraissent devoir être étudiés.
Quant au caractère à donner à leur architecture, il ne saurait être dou-teux. La charité doit être digne sans ostentation. Qu’elle ne prenne doncni les dehors de la misère, ni ceux du faste, et que ses édifices, sans attristerles regards par leur pauvreté, ne contrastent pas par leur luxe avec ledénûment des malheureux qui les habitent. Une bonne construction bienordonnée, des formes simples et calmes, des proportions vraies et harmo-nieuses, cet entretien assidu qui annonce au dehors la propreté du dedans :voilà ce qui leur convient, tel est le genre de beauté à leur assurer. Lachapelle seule comporte quelque décoration, et encore faut-il y apporter beau-