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Deuxième partie.
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HOPITAUX.

M3

Les salles établies an rez-de-chaussée doivent être élevées sur caves età une hauteur de 0 m ,60 au moins au-dessus du sol. Moyennant ces condi-tions, elles sont aussi salubres que les autres, pourvu quelles ne soient pasprivées d’air et de soleil par des bâtiments ou des arbres trop rapprochés.

Il faut éviter avec soin, dans les salles de malades, tout ce qui est de natureà donner de la poussière, à offrir des réceptacles à la saleté ou aux insectes,et à s’opposer au renouvellement de l’air. Les parois doivent être entière-ment lisses, et être recouvertes d’un enduit blanchi à la chaux ou susceptibled’être lavé à grande eau; les plafonds doivent être exécutés en plâtre, et ne pasprésenter de ressauts. Il est bon que les planchers soient parquetés et frottés.

Près de chaque salle, il faut des lieux d’aisances, .et l’on ne saurait prendretrop de précautions pour s’opposer à la communication des mauvaises odeurs.Indépendamment des dispositions à adopter à cet effet dans l’établissementdes cabinets, des sièges et de la fosse, on devra toujours interposer entre ceslieux et la salle un vestibule largement aéré, et chauffé en hiver.

Les escaliers qui conduisent dans les salles doivent être larges, faciles, bien éclai-rés, et n’être composés que de rampes droites, séparées par des paliers de repos.

Il importe que les salles de bains communiquent à couvert avec les salles demalades, et en soient le plus rapprochées possible. Elles sont habituellementdisposées soit dans un pavillon spécial, soit dans le corps de logis qui ren-ferme les principales dépendances de l’établissement.

Les cuisines et les buanderies doivent être assez éloignées des salles pourque les vapeurs nauséabondes qui s’en dégagent soient sans inconvénients. Ilen est de même des salles d’opérations et d’autopsies, et de la salle desmorts; et il ne suffit pas que les cris des opérés ne puissent arriver jusqu’auxmalades, il faut encore éloigner de la vue tout ce qui peut faire venir detristes pensées, trop fréquentes déjà dans un hôpital. Ajouter que ces dernièressalles doivent avoir des issues spéciales au dehors est sans doute inutile.

Il est, par contre, une dépendance essentielle de tout hôpital, qu’on nesaurait trop mettre en évidence : c’est la chapelle. Il est de toute justiceque ces établissements soient ostensiblement placés sous le patronage de lareligion qui les a enfantés; et il est nécessaire de rappeler aux déshéritésde ce monde, à tant de malheureux qui, comme les damnés du Dante, ontdû laisser tout espoir à l’entrée, qu’une meilleure vie leur est promise etque leurs douleurs y sont un acheminement.