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Deuxième partie.
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THERMES.

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sur 27. Le sphœristerium, marqué 40, n’avait pas moins de 24 mètres de lar-geur sur 56 mètres de longueur, non compris les grandes niches latéraleset les deux salles des extrémités. Les colonnes de granité qui recevaient laretombée de ses voûtes avaient 44 mètres de hauteur; l’une d’elles a ététransportée sur la place de la Trinité à Florence , où elle est surmontéed’une statue en porphyre rouge. Le caldarium a 55 mètres de diamètre inté-rieur. La surface occupée par les constructions et la plate-forme était de 42hectares environ.

Ces immenses constructions avaient reçu la plus grande solidité, et pré-sentaient un caractère tout à fait monumental,- et l’on assure cependantqu’il n’avait pas fallu plus de quatre années pour les élever dans toute leurétendue. Le mode d’exécution fait comprendre la possibilité d’une pareillepromptitude. Les murs étaient simplement construits en maçonnerie de blo-cage, revêtus en briques triangulaires, et reliés par des assises de grandesbriques qui régnaient dans toute leur épaisseur et étaient espacées de 4 m ,35environ. Les voûtes étaient coulées en béton de pierres ponces, et étaientrecouvertes, à l’intérieur, de grandes briques posées à plat. Des dalles demarbre ou des enduits en stuc que décoraient des peintures s’appliquaientsur les parements. Il n’y avait pas besoin d’habiles ouvriers pour les tra-vaux de ce genre, et l’on pouvait y employer autant d’hommes qu’on lejugeait nécessaire. Les colonnes, les marbres, les œuvres d’art se préparaientpendant qu’on exécutait les maçonneries, et il ne fallait pas beaucoup detemps pour les mettre en place.

Les thermes de Caracalla contenaient seize cents sièges de marbre pourles baigneurs, au dire d’Olympiodore , et l’on a trouvé dans leurs ruines unetrès-grande quantité d’œuvres d’art, dont quelques-unes sont des plus remar-quables, telles que l’Hercule de Glycon, le Taureau Farnèse, le Torse anti-que, la Flore et les deux Gladiateurs.

Il fallait la puissance de Rome pour élever de pareilles constructions, et lesdécorer avec autant de luxe.

Les thermes de Dioclétien étaient à peu près aussi importants que ceuxde Caracalla ; mais ils ne sont pas aussi bien conservés, à l’exception de lasalle centrale (cella tepidaria), qui, convertie en église par Michel-Ange , est undes vaisseaux les plus imposants que l’on puisse citer.

Les différentes provinces de l’empire avaient aussi des thermes. Moins