MARCHÉS.
m
Pavillon n° 8 : vente en gros, à la criée, des beurres, des œufs etdes fromages.
Pavillon n° 9 : vente en demi-gros et en détail du gibier, de la volaille,des viandes cuites et des champignons.
Pavillon n° 40 : vente au détail des beurres, des œufs et des fromages.
Les quatre pavillons dont on prévoit la construction, dans un avenirplus ou moins éloigné, seraient consacrés à la vente de la volaille engros, des huîtres, des toiles et des articles de ménage.
Des dépôts et des magasins pour la conservation des substances sontdisposés dans les caves.
Les cabinets nécessaires aux employés de l’octroi et aux divers agentsattachés au service des halles sont appuyés contre les parois latérales despavillons.
Toutes ces halles sont éclairées au gaz. La coupe peut donner une idéede la distribution des lanternes.
Le groupe principal de pavillons a 470 m ,50 de longueur sur 424,56 deprofondeur; l’autre a 400 m ,70 de longueur sur même profondeur que lepremier. Les deux groupes présentent donc ensemble une surface couvertede plus de 55,000 mètres carrés, dont 9,000 environ sont consacrés auxrues.
Les devis portent les dépenses de construction et d’aménagement (y com-pris les caves des pavillons, mais non les voies sous les rues) à la sommede 8 millions de francs. Le mètre carré de surface couverte dans les pavil-lons, les caves comprises, est évalué à 500 francs.
Ces travaux ont été conçus et sont dirigés par M. l’architecte Y. Baltard.Très-remarquables par leur importance, ils le sont également par l’ampleurdes dispositions, par la manière dont ils sont exécutés, et par le rôle qu’yjouent deux matières dont l’art de bâtir n’avait point encoré tiré un aussigrand parti : nous voulons parler du fer et du verre, qui paraissent ap-pelés à exercer désormais une action très-marquée sur notre architecture.On ne saurait trop applaudir à tous les succès obtenus dans cette nouvellevoie.
On donne plus particulièrement le nom de halles aux marchés établis dansdes édifices parfaitement clos, où les objets de consommation sont emma-gasinés et se vendent plutôt en gros qu’en détail. Chaque halle est habituel-