PHARES.
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titude. En quatre points, où le rocher paraissait attaquable jusqu’à une tropgrande profondeur, on s’est borné à enlever la partie défectueuse sur unecertaine hauteur, et l’on est sorti des limites de la fondation pour s’appuyerlatéralement contre le porphyre solide; on a comblé ensuite, en pierres degranité posées à bain de mortier, les cavités ainsi formées au dehors. Larigole a été remplie en pierres dé taille, fortement comprimées, jusqu’auniveau de l’arasement, et la première assise embrassant toute l’étendue de laconstruction a été placée à cette hauteur.
Dans les ouvrages de ce genre on s’applique à rendre toutes les pierressolidaires, afin que la mer ne puisse les entraîner, ni pendant, ni aprèsl’exécution du travail. Cet effet est surtout redoutable dans la première deces périodes, quand les maçonneries sont encore recouvertes par la mer, etque les mortiers n’ont pas acquis de consistance. Des appareils fort dispen-dieux ont été parfois employés pour s’en garantir. Ainsi, dans les pharesd'Eddystone, en Angleterre, et de Bell-Rock, en Écosse , toutes les pierres desassises inférieures s’enchevêtrent suivant des dessins assez compliqués, et sontmaintenues par de nombreux goujons en fer ou en bois. Ces dispositions nesont pas assurément sans efficacité; mais il est permis de douter qu’ellessoient suffisamment motivées, et peut-être présentent-elles plus d’inconvé-nients que d’avantages; car, outre les dépenses qu’elles exigent, elles ap-portent nécessairement des retards dans l’exécution de travaux qu’il y a grandintérêt à élever le plus rapidement possible au-dessus du niveau de la mer.Quoi qu’il en soit, on n’a pas jugé convenable d’avoir recours à un pareilsystème pour le phare de Bréhat, et l’on s’est posé pour condition d’arriverau but le plus économiquement possible; en d’autres termes, on s’est résoluà accepter toutes les avaries qu’il paraissait plus onéreux de prévenir que deréparer.
On a été ainsi conduit à ne pas fixer chaque pierre séparément, et à seborner à arrêter solidement les pierres qu’on supposait pouvoir mettre enplace dans le cours d’une marée. Chaque assise a été divisée en un certainnombre de grands claveaux, et chacun d’eux a été rattaché à l’assise infé-rieure au moyen de quatre dés en granité, encastrés dans l’une et l’autreassise et placés aux angles du claveau. Les pierres angulaires appartenant auparement extérieur ainsi maintenues, et formant sommiers à crossettes, sup-portent les pierres du parement qui sont comprises entre elles, ainsi que le