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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
montre le plan, fig. 3, et elles se relient à celles qui forment les côtés du cla-veau au moyen de queues d’aronde entaillées de toute leur épaisseur. Enfinla face intérieure de ce claveau, maintenue par deux dés sur l’assise infé-rieure, l’est encore par le dé destiné à l’assise supérieure, lequel, posé àcheval sur un joint, a permis de se passer de crossettes sur ce côté. Le péri-mètre de l’ensemble étant solidaire, l’intérieur pouvait se passer d’artificesde construction, et il a même été exécuté en partie en maçonnerie de blocagedans les premières assises, qu’il était nécessaire de poser rapidement, et où ilprésentait une surface assez étendue. L’expérience a justifié ces disposi-tions : jamais on n’a éprouvé d’avaries, quand on a pu mettre en place unclaveau tout entier avant le retour de la mer, ce à quoi l’on est parvenu assezhabituellement, et il en a été de même lorsqu’on a du quitter le travail sansavoir posé d’autres pierres que celles du parement, par lesquelles on débutaittoujours; mais quelquefois on s’est trouvé en défaut, et des pierres ont étéenlevées et entraînées au loin. Du reste l’opération a été avantageuse en défi-nitive, car on n’a pas perdu beaucoup de pierres de parement, et rien, depuisl’achèvement des travaux, n’est venu inspirer le moindre doute sur l’efficacitédu système. Ce mode de construction ne s’est pas arrêté au niveau des hautesmers; il a été poursuivi jusqu’à 4 mètres au-dessus, afin de se garantir del’action des lames qui était encore très redoutable à cette hauteur.
L’appareil du reste de l’édifice a été disposé à la manière ordinaire, et l’ons’est borné à y employer des pierres d’assez grandes dimensions, tailléesavec la plus grande exactitude.
Les deux balustrades ont été formées de dalles de granité, maintenueslatéralement par des dés en même matière, lesquels sont solidement fixéssur la construction au moyen de forts goujons en bronze.
S’il est essentiel, en pareille circonstance, de méditer sérieusement lesystème de construction à adopter, et de le faire exécuter ensuite avec toutela perfection dont il est susceptible, il ne l’est pas moins et il est souventplus difficile d’avoir recours aux dispositions les plus favorables pour le trans-port, le débarquement et la mise en place des matériaux. Le succès de l’en-treprise y est grandement intéressé. Il faut déterminer d’abord le lieu d’em-barquement, et l’on ne doit pas toujours donner la préférence au point de lacôte le plus rapproché, alors même qu’on y trouverait un port naturel ouartificiel convenable; car la direction habituelle des vents ou celle des cou-