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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

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des ornements, et les heureuses proportions des statues qui le décorent.Nous avons déjà dit que les voûtes sont des espèces d’ogives très-sur-baissées. La figure 4 donne le détail des moulures rentrantes formant archi-voltes, et d’un des cartouches placés au sommet des arches pour couvrir l’anglequ’auraient formé les deux branches de la courbe adoptée.

Enfin les figures 5, 6 et 7 donnent les dessins du pont de l’Alma, lequela été récemment construit, à Paris, entre les Champs-Elysées et le faubourgdu Gros-Caillou, par MM. les ingénieurs Michal, de Lagalisserie et Darcel.L’arche principale n’a pas moins de 45 mètres d’ouverture avec une flèchede 9 mètres seulement. La flèche de l’arc de cercle tracé en tête n’est quede 4 m ,50. Nous avons déjà fait connaître les motifs, et signalé le mérite dela disposition qui associe l’arc de cercle à l’anse de panier.

Les reins des voûtes de ce pont ont été évidés afin de réduire autant quepossible la pression imposée aux fondations des piles, qui est transmise par despilotis sur un banc d’argile compacte. La voie est supportée par une sériede petites voûtes, exécutées en briques, et disposées ainsi que le montre lafigure 7, qui est la moitié de la coupe prise suivant l’axe d’une pile. Desarcs intermédiaires, formant entretoises, maintiennent les pieds-droits de cesvoûtes. La figure 6 représente la moitié de la coupe prise suivant l’axe del’arche principale.

Viaducs. On donne le nom de viaducs aux ponts destinés à franchir unevallée. Ces ouvrages sont généralement de plus grande importance que ceuxdont on vient de parler, tant sous le rapport des dimensions que sous celuides dépenses; mais, établis pour la plupart en dehors des centres de popu-lation, ils ne réclament pas de formes décoratives, et ne peuvent arriver aubeau que par le mérite de leurs dispositions.

Ils sont presque toujours d’assez grande hauteur pour qu’il n’y ait nulledifficulté à donner à leurs arches la forme demi-circulaire, et cette forme y estpar conséquent à peu près exclusive. Les piles seraienE-exposées à se rom-pre, lorsque cette hauteur est très-considérable, si elles n’étaient mainte-nues latéralement en un ou plusieurs points. On a recours à cet effet à desarcs intermédiaires qui agissent à la manière d’étais. Les Romains ont fré-quemment employé cette disposition, bien que leurs piles fussent très-mas-sives et les hauteurs fort modérées. Plus hardis qu’eux, parce que nous avonsplus d’expérience, nous montrons beaucoup plus de réserve sous ce rapport,