TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
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CHAPITRE SIXIÈME.
HABITATIONS.
Nous embrasserons sous ce titre toutes les habitations privées, quelle que soitleur importance, qu’elles forment des palais, des hôtels ou de modestes mai-sons, et nous ne les diviserons qu’en deux classes : les maisons de ville et lesmaisons de campagne.
L’architecture de ces édifices ne présente pas, au point de vue de l’art, au-tant d’intérêt que celle des monuments publics; elle n’a pas les mêmes res-sources, ne comporte pas la même ampleur dans les formes, et ne peut pré-tendre à d’aussi grands effets. Mais elle est appelée à exercer plus d’actionsur le bien-être des individus, à rendre plus de services, et à élever desédifices plus nombreux. Moins austère, moins contenue, moins puissanteque l’autre, elle est plus libre en ses allures, et se prête volontiers à lafantaisie. On dirait, s’il était permis d’employer une formule devenue ba-nale dans ces dernières années, qu’elles dérivent, la première du principede liberté, la seconde de celui d’autorité. Et il est à remarquer en effetqu’elles paraissent difficilement se concilier, et que la décadence de l’uneest jusqu’à un certain point nécessaire au développement de l’autre. Cen’est pas dans les grandes époques de l’art que l’architecture privée prendde l’importance, et produit ses œuvres les plus remarquables; c’est après.