MAISONS DE VILLE.
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Les exigences morales et matérielles de la société d’abord, puis celles des indi-vidus. Les temples des dieux, les enceintes fortifiées, les travaux d’utilité pu-blique les plus essentiels : voilà ce dont l’architecture se préoccupe d’abord ;tels sont les édifices en vue desquels on la voit se constituer dans chacune deses rénovations fondamentales ; et c’est seulement après y avoir pourvu qu’elledescend aux habitations, et semble se rapetisser pour y entrer. Les maisonsdes Grecs étaient très-modestes, alors que l’acropole d’Athènes se couvrait desplus splendides monuments, et elles ne commencèrent à prendre du dévelop-pement et à déployer quelque luxe qu’après la guerre du Péloponèse (L); àRome , la fin de la république marque l’avénement des habitations opulentesaux colonnes de marbre; et l’on peut dire que l’architecture privée, en France ,date de l’époque où l’on n’avait plus de cathédrales à construire, et n’estmême devenue l’objet de sérieuses études qu’à partir du XVII e siècle.
I. MISONS DE VILLE.
■ Habitations des Grecs. —Ce que que nous savons de plus positif sur les habi-tations des Grecs, nous est enseigné par Vitruve , et encore sa description n’est-elle pas très-explicite, et est-il probable qu’elle s’applique plutôt à un édificecontemporain, qu’aux dispositions le plus généralement adoptées.
« L’atrium, dit cet écrivain, n’est point en usage chez les Grecs, et ils n’enconstruisent pas; mais de la porte d’entrée on pénètre dans un corridor assezétroit, ayant d’un côté les écuries, de l’autre la loge du portier, et terminépar une porte intérieure. Le passage ainsi placé entre deux portes, s’appelleen grec 3upwp S ?ov. De là, on entre dans le péristyle. Ce péristyle a des portiquessur trois de ses côtés, et sur le quatrième, qui regarde le midi, sont deuxantes très-espacées que réunit une poutre. La distance des deux antes dimi-nuée d’un tiers détermine la profondeur de cette partie de l’édifice, que quel-ques-uns appellent npooràc, et d’autres r.apaazàç.
(1) De nos jours, disait Démosthènes , l’opulence des particuliers qui se mêlent des affaires de l’État estportée à un tel point, qu’ils se sont bâti des maisons qui surpassent en beauté nos grands monuments.Quant aux édifices que la ville fait élever, ils sont si modiques et si misérables que j’aurais honte d’enparler.