MAISONS DE VILLE.
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ce palais, la nomenclature suivante qui fait connaître la destination des diffé-rentes parties de l’édifice (1).
Plan du rez-de-chaussée (fig. 4 ) : 1, 4, porche et galeries ; 2, logement du suisse ;
5, corps de garde, officiers, etc.; 4, première cour; 5, cour d’honneur;
6, vestibule et grand escalier; 7, 7, grandes salles des gardes; 8, 8, vesti-bules et portiques ouverts sur les jardins; 9, 9, services généraux du palais;10, 4 0, escaliers de service; -il, 44, entrées par les galeries de la cour.
Les cuisines, d’une part, les écuries et remises, de l’autre, étaient distri-buées dans des annexes établies à droite et à gauche du palais, et dont lesmasses sont indiquées sur le plan.
Plan du premier étage (fig. 2) : 4, 4, terrasses et pavillon; 2, grand escalier;5, chapelle; 4, 4, terrasses; fi, 5, grandes salles; 6, 6, appartements parti-culiers; 7, cabinet de réception de Marie de Médicis ; 8, grande chambre àcoucher d’apparat; 9, 9, dépendances de cette chambre; 40, oratoire;I I, grande galerie peinte par Rubens; 12, 42, archives de Marie de Médicis ;45, 43, appartements inachevés en 4640; 44, grande galerie inachevéeen 4640, convertie aujourd’hui en musée. On croit que Marie de Médicis avait l’intention de la faire décorer par des peintures représentant l’histoireallégorique de Louis XIII. Les tableaux de Rubens placés dans l’autre galerie,et déposés aujourd’hui au Louvre, avaient trait à sa propre histoire.
L’architecture de ce palais est extrêmement remarquable par sa fermeté,son caractère monumental, sa noble et sévère ordonnance et l’ampleur deses dispositions. Sous ces divers rapports, il l’emporte de beaucoup sur lespalais les plus vantés de l’Italie . On doit remarquer aussi la symétrie parfaitedu plan, symétrie qui n’est d’ailleurs nullement destructive d’une certainevariété, car la forme générale est très-accidentée. Ces diverses qualités, la der-nière surtout, se retrouvent plus ou moins prononcées dans la plupart descompositions de la même époque.
C’est le xvii e siècle qui a introduit dans nos édifices cet ordre, cette savanterégularité que le moyen âge appréciait peu. Ces qualités ne s’étaient guèreproduites dans le siècle précédent qu’à l’état de tendances; poussées beau-coup trop loin plus tard, elles ont donné à notre architecture quelque chosede sèchement géométrique, et lui ont fait méconnaître ses conditions fonda-