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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

pleins; les fenêtres y sont plus espacées et de moindres dimensions propor-tionnelles que dans la majeure partie des constructions françaises contem-poraines. Enfin le caractère et la richesse de la décoration intérieure, et lamultiplicité des peintures témoignent du goût pour les beaux arts que laprincesse avait puisé dans son pays natal. Mais la disposition générale de l’édi-.fîce, les vigoureux pavillons dont il est flanqué, les toits élevés qui le cou-vrent, toutes ces choses sont essentiellement françaises. Jacques de Brosses étaitun trop grand artiste pour s’abaisser à une servile reproduction. S’il a employéles formes qui lui étaient recommandées, il les a arrangées à sa manière ;s’il s’est servi d’une langue étrangère, les pensées lui appartiennent enpropre.

Ce palais a éprouvé à plusieurs reprises de nombreuses modifications, eta été considérablement agrandi dans ces dernières années; mais son archi-tecture a été respectée, et il nous reste assez de dessins de ses anciennesdispositions pour qu’il soit aisé de le représenter dans son ^jtat primitif. Lesplanches 74 et 75 donnent, l’une, les plans du rez-de-chaussée et du premierétage , l’autre, une vue à vol d’oiseau de l’édifice tel que Jacques de Brossesl’avait établi.

' On voit que le palais consiste en un corps de logis principal, simple enprofondeur, qu’accompagnent, à chacune de ses extrémités, deux gros pa-villons carrés, établis en saillie sur le jardin et sur la cour. Cette cour estséparée de la voie publique par une galerie, qui n’était ouverte autrefoisque de son côté, et l’est aujourd’hui sur les deux faces. La galerie seretourne à droite et à gauche, et se prolonge jusqu’aux pavillons. Elle est in-terrompue au milieu de sa longueur par un cinquième pavillon, richementorné, présentant au rez-de-chaussée un beau porche circulaire qui formel’entrée du palais. Enfin la façade sur la rue est flanquée à l’une et àl’autre de ses extrémités d’une tour carrée, dont l’objet principal est d’an-noncer au dehors l’importance de l’édifice. Ajoutons que la cour était di-visée autrefois en deux parties, dont la seconde, formant cour d’honneur,dominait la première d’environ un mètre, et en était séparée par unebalustrade en marbre blanc, ornée de riches piédestaux que couronnaientdes statues. La différence de niveau des deux cours était rachetée par unperron demi-circulaire.

Nous empruntons à un travail fort intéressant, publié par M. de Gisors sur