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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
d’employer cette expression, comme de celle des femmes : elle varie à l’infinisuivant le goût des personnes, et elle a son cachet d’individualité très-pro-noncé, tout en suivant les caprices de la mode. C’est un de ses grandsmérites.
Cabinets. — Un cabinet de travail et de réception doit être placé en de-hors du bruit de l’appartement, en position telle qu’on y puisse arriversans passer par les salons ou par la salle à manger.
Qu’il soit convenablement éclairé, et que les fenêtres soient situées de tellesorte que, sans trop éloigner son bureau de la cheminée, on y reçoive lejour par la gauche. L’exposition à l’est et la vue sur des jardins lui con-viennent fort bien.
Sa forme doit être simple, et sa décoration calme et sévère; car c’est ausérieux de la vie qu’il est consacré. La bibliothèque, chez l’homme d’étude,les cartonniers, chez l’homme d’affaires, en sont les ornements les plus ca-ractéristiques, et il est bien d’y ajouter quelques tableaux de choix et lesbustes des grands hommes qu’on se propose pour modèles. Le cabinet doitporter l’empreinte de la profession et du caractère de son maître.
Chambres à coucher. — Le lit est l’objet essentiel d’une chambre à coucher,et lui faire une place convenable est la première condition à observer. Onest généralement d’accord qu’il doit être appuyé contre la paroi opposéeà celle où les fenêtres sont ouvertes, parce qu’il y est mieux abrité du froid,des courants d’air et des bruits extérieurs. 11 s’ensuit qu’une chambre à cou-cher doit avoir plus de profondeur que de largeur, cette dernière dimensionétant prise dans une direction parallèle à celle des fenêtres.
Les alcôves sont à peu près abandonnées et avec juste raison, car l’airne s’y renouvelle pas suffisamment, et elles ont en outre quelque chosede triste. Les rideaux suffisent pour donner de l’abri, et encore est-il pré-férable, quand la chambre est bien close, ou de les supprimer ou de lesouvrir pendant la nuit. Dans les chambres de petites ou de moyennes dimen-sions, le lit s’appuie contre le mur sur un de ses longs côtés; dans cellesqui sont vastes, longues surtout, c’est la tête qu’on adosse, de sorte quele lit est en saillie sur toute sa longueur, et se trouve dégagé sur cha-cune de ses faces latérales. Cette dernière disposition est à la fois la pluscommode et la plus salubre, et on l’apprécie fort quand on est malade.C’est celle des chambres d’apparat des palais et des grands hôtels, et l’on