MAISONS DE VILLE.
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sait quel rôle ont joué les ruelles dans la .galante société des deux dernierssiècles.
Dans le fond de la chambre, près du lit, sont ouvertes habituellement uneou deux petites portes, qui se masquent volontiers sous la tenture, et con-duisent dans des garde-robes ou des cabinets de toilette.
La cheminée doit être appuyée” contre celui des murs longitudinaux qui estplacé du côté opposé à l’entrée principale.
La décoration des chambres à coucher varie beaucoup, non-seulement avecla fortune, mais aussi avec le caractère des individus. Elle doit être en har-monie avec le sexe, l’âge et les goûts. Tout ce qu’on en peut dire, c’est qu’ellene comporte pas le même degré de richesse que celle d’un salon, et que lecalme y est fort à sa place.
Un boudoir s’associe à la chambre à coucher dans les grands appartements,et ce nom seul rappelle trop bien l’élégance, les gracieux caprices, les cou-leurs tendres, et l’ornementation plus ou moins voluptueuse ; pour qu’il nousparaisse nécessaire d’entrer dans aucun détail à ce sujet.
Cuisines. — Les cuisines doivent être situées de telle sorte, que ni leursbruits ni leurs odeurs n’atteignent les autres parties de l’appartement, et quepourtant il ne soit pas créé de trop grandes difficultés au service de la table.Dans les hôtels, elles sont habituellement établies, soit dans les soubassements,soit, ce qui est préférable, dans un petit bâtiment en aile ouvert sur unecour de service. Il convient alors de leur assurer une communication à cou-vert avec le principal corps de logis, condition à laquelle on n’a pas tou-jours eu égard. Dans les maisons, on les rejette à l’une des extrémités del’appartement, et volontiers dans une des ailes en retour sur la cour. Il estnécessaire qu’elles soient desservies par un escalier spécial, ainsi que nousl’avons déjà dit.
Une cuisine doit être largement éclairée, et il faut qu’on ait toute faci-lité pour en renouveler l’air. Des dispositions doivent être prises pourqu’elle puisse être tenue avec la plus grande propreté, et que le service ysoit commode. Plusieurs de nos nouvelles habitations laissent trop à désirersous ces divers rapports ; la cuisine y a été sacrifiée outre mesure, et il y a cedouble inconvénient : que la santé des domestiques en souffre, et que lespréparations culinaires se ressentent plus ou moins des mauvaises conditionsdans lesquelles elles ont été faites.