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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
Serres, il est un genre de pièces qui, presque inconnu autrefois, s’estrépandu depuis quelques années, sans avoir pris toutefois le développementauquel il paraît appelé : nous voulons parler des serres ou jardins d’hiver,qui contribuent si efficacement à l’agrément des habitations, et répondentsi bien à nos besoins de luxe et aux délicatesses du goût moderne. Quellescharmantes salles de réception, aussi bien pour le jour que pour le soir!Avec quel plaisir ne retrouve-t-on pas la verdure et les fleurs du printemps aumilieu de l’hiver! et comme elles s’associent admirablement à l’éclat des toi-lettes et des lumières! Établir des serres dans les grands hôtels n’est pointdifficile ; l’espace ne manque pas, et on peut les placer sur le jardin oumême sur la cour. 11 n’en est pas de même sans doute dans nos maisonsà plusieurs étages; mais il est rare qu’en cherchant bien, on ne leur trouveune place plus ou moins convenable. Seraient-elles réduites à quelques mètresqu’elles seraient encore de grand prix. Et il faut dire qu’elles trouvent au-jourd’hui des ressources qu’on n’avait pas autrefois. Le fer et le verre sontdescendus à un tel prix, que la dépense est minime; et, d’un autre côté, cesconstructions se peuvent traiter avec assez de légèreté dans les points d’appuipour n’enlever que fort peu de jour aux salles qu’elles couvrent, et mêmebeaucoup moins que ne font les rideaux et les draperies dont il est d usaged’orner les fenêtres. Il y a donc, sous ce rapport, un grand progrès à réa-liser dans la disposition de nos demeures.
dépendances. Les cabinets d’aisances doivent être de dimensions conve-nables, être éclairés directement, et se prêter à un large renouvellement del’air. Leur installation doit être conçue de telle sorte qu’ils puissent être tou-jours sans odeur et d’une excessive propreté. Il convient de les placer à proxi-mité des chambres à coucher. Il en faut de spéciaux pour les domestiques.Ces derniers s’établissent dans les soubassements, dans les combles ou dans lescours de service.
Les écuries doivent être disposées dans les conditions les plus favorablesà la santé des chevaux. Il est essentiel qu’elles ne soient point humides,et que l’air s’y puisse renouveler aisément. L’exposition à lest paraît la plusfavorable, lorsqu’elles ne peuvent être éclairées que d un côté. Les fenêtresdoivent être ouvertes à une certaine hauteur (2 m ,o0 à 5 mètres) au-dessusdu sol, de telle sorte que le jour vienne d’en haut, et les chevaux doiventêtre placés de manière à ne pas le recevoir dans les yeux. Les mangeoires