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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
Nous n’insisterons pas davantage sur les édifices de ce genre, car, s’ilsprésentent un grand intérêt, on a bien rarement occasion d’en exécuter. Nousallons passer à l’autre extrémité de l’échelle en fait d’habitations.
Logements d’ouvriers. On s’est beaucoup occupé dans ces dernières années,et quelques personnes avec la plus louable sollicitude, des dispositions àadopter pour assurer aux classes inférieures de la société des logementssalubres, convenablement disposés et d’un prix modéré.
Le problème a reçu des solutions très-satisfaisantes dans plusieurs de nosgrandes usines établies en province, loin de tout centre de populationd’une certaine importance. Il était indispensable de loger les ouvriers atta-chés à ces établissements, et on leur a affecté de petites maisons, des-tinées chacune à une seule famille. Ces habitations sont disposées les unesà la suite des autres, soit sur le périmètre d’une place rectangulaire, soit surl’un et l’autre côté d’une rue, et 11e se composent habituellement que d’unrez-de-chaussée surmonté d’un étage. On trouve, au rez-de-chaussée, un petitvestibule, formant le palier inférieur de l’escalier, et donnant entrée, surl’une de ses faces latérales, dans une grande chambre à feu, qui est suiviede deux petits cabinets dont l’un sert d’évier et de garde-manger, etl’autre de garde-robe. L’étage contient deux chambres à coucher pour lesenfants; il est pris quelquefois en partie dans la hauteur de la toiture,et il est éclairé alors par des lucarnes. Chaque maison est accompagnéed’un petit jardin, de même largeur qu’elle, qui contient un cabinet d’ai-sances. Dans quelques-unes de ces constructions, le vestibule et l’escalierdesservent deux logements. Des dispositions analogues ont été adoptées surplusieurs de nos frontières pour le logement des douaniers et de leurs familles,et dans quelques-unes de nos villes industrielles. Il est sans doute inutiled’ajouter que ces édifices sont établis dans des conditions très-économiques,tout en présentant une solidité convenable, et de manière à ne pas exigerdes frais d’entretien trop considérables.
Le problème n’a pas été aussi bien résolu dans les grandes villes, oùles besoins ne sont certes pas moins impérieux; mais il faut reconnaître qu’il ytrouve de nouvelles données, et y présente de tout autres difficultés. Il ne s’agitplus de loger des ouvriers attachés à un même établissement, enrégimentéspour ainsi dire, qui acceptent le logement en même temps que les autresclauses du marché contracté par eux avec le directeur de l’usine : l’édifice est