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Deuxième partie.
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MAISONS DE VILLE.

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marquée; elle se confond trop avec les dépendances qui s’y rattachent, etne présente pas le caractère qu’elle comporte. Mieux eût valu ne pas con-struire les corps de logis HO et 46, et respecter le projet de PhilibertDelorme , ou plutôt, car ses cours intérieures eussent été trop restreintes,se borner à établir les deux ailes en retour sur la façade principale, qui sefût trouvée alors en saillie prononcée du côté des jardins, comme celle dupalais de Versailles . Les deux ailes ainsi dirigées sont indiquées sur notreplan par des lignes ponctuées.

Il semble que cette disposition était de nature à produire un excellent effet.Elle donnait de l’air à la cour et une admirable perspective au jardin : de lacour, on apercevait de beaux ombrages sur un second plan et les hauteursde Chaillot dans le lointain; du jardin, les regards passant entre le palaisprincipal et ses dépendances, se portaient sur les nouvelles constructions, dontles formes accidentées, se présentant sous les aspects les plus variés, eussentoffert un spectacle plein de grandeur et d’attraits. Les deux ailes du palaiscentral pouvaient d’ailleurs être mises en communication par des portiquesou galeries basses avec celles qui longent, d’un côté le quai, de l’autre larue de Rivoli , ainsi que l’indiquent des lignes ponctuées. Ces deux dernièresailes auraient été prolongées, comme elles le sont aujourd’hui, jusque dansl’alignement de la façade sur le jardin, ou, ce qui eût été préférable, seseraient arrêtées au droit des portiques.

La distribution intérieure du palais trouvait en même temps des condi-tions beaucoup plus favorables. Les grands escaliers se reportaient dans lespavillons 9, 9, de manière à desservir à la fois le principal corps de logiset les ailes, sans intercepter d’ailleurs les communications directes entre lapremière de ces divisions et les deux autres. Ils étaient précédés de longsvestibules qui manquent actuellement, et leurs débouchés, établis dans l’axedes galeries de réception, ne laissaient rien à désirer. Enfin le palais étaitentouré de jardins sur trois de ses côtés, et une exposition favorable, celledu midi, était assurée à une notable partie de son développement (1).

(1) Peut-être la cour du palais eût-elle paru trop restreinte, si elle ne s'était pas étendue au delà despavillons qui terminent les ailes dont il s’agit; mais il était aisé de l’augmenter, en portant la grille declôture à quelque distance en avant, sur la ligne ponctuée de notre plan, par exemple. Il eût été faciled’ailleurs d assurer aux communications entre les deux rives de meilleures conditions que celles d’aujour-d’hui, et de donner pleine satisfaction aussi bien aux intérêts de la ville qu’à ceux du palais.