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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

tempérée, circule partout. Le surplus des chambres de cette aile est àl’usage des affranchis et des esclaves. Elles sont, pour la plupart, d’une sigrande propreté qu’on pourrait les donner à ses hôtes.

» L’autre aile est composée d’une fort belle chambre, d’une seconde plusgrande, laquelle est susceptible de former une moyenne salle à manger, etreçoit une grande clarté des rayons du soleil et de leur réverbération surla mer; vient ensuite une antichambre qui donne entrée dans une grandepièce très-haute, bien close, abritée, et dès lors aussi fraîche l’été que chaudel’hiver. À côté est une autre chambre avec antichambre. De là on passe aubain froid; c’est une grande et vaste salle. De chaque côté, et en face l’unde l’autre, sont établis deux grands bassins circulaires où l’on peut nager.Tout auprès sont l’étuve pour se parfumer et la chambre tiède. Viennentensuite deux autres salles plus élégantes que riches. Le bain chaud est siagréablement situé qu’en se baignant on découvre la mer.

» Assez près de là est le jeu de paume, exposé à la plus grande ardeurdu soleil couchant. D’un côté s’élève une tour qui contient deux cabinetsau rez-de-chaussée, deux autres semblables dans l’étage supérieur, et au-dessus une salle d’assemblée, d’où l’on découvre une vaste étendue de lamer, toute la longueur de la côte et les charmantes maisons qui l’embellissent.De l’autre côté, une tour semblable renferme une chambre exposée au levantet au couchant, et dans le haut une vaste serre et un grenier qui régnentau-dessus d’une grande salle de festins, où le bruit de la mer agitée se faitentendre, il est vrai, mais bien affaibli par l’éloignement.

» Cette salle a vue sur les jardins et sur les allées qui les entourent,lesquelles sont bordées de buis et de romarin. Un jeune plant de vigneombrage la partie comprise entre ces allées et le jardin fruitier. Le sol enest léger et très-doux, même pour marcher nu-pieds. Les arbres qui réussissentle mieux dans le pays sont le figuier et le mûrier; aussi font-ils le prin-cipal ornement de mon jardin. Un salon jouit de cet aspect, qui le cède peuen agrément à celui de la mer dont cette pièce est éloignée; il est accom-pagné par derrière de deux cabinets dont les fenêtres donnent sur l’atriumet sur le jardin potager.

» De ce côté s’étend le crypto-portique, ouvrage qui tient de la beautéet de la magnificence des monuments publics. Il est percé de fenêtres desdeux côtés, mais en plus grand nombre sur le bord de la mer que sur le