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Deuxième partie.
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MAISONS DE CAMPAGNE.

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Cette flatterie monumentale n’avait pas heureusement inspiré l’architectecourtisan, Hardouin Mansard . La disposition générale est sèche, sans gran-deur, sans beauté; puis, à Marly comme dans le château de Versailles , ducôté du parc, on ne trouve qu’une architecture froide, guindée et d’un goûttrès-contestable. Hardouin Mansard ne mériterait pas le retentissement quis’est attaché à son nom, s’il n’avait eu la gloire d’élever la coupole de l’églisedes Invalides .

Le siècle suivant a vu construire en France un grand nombre de châteauxet de maisons de campagne. D’une distribution plus savante, plus commodeque la plupart de ceux dont nous venons de parler, ils sont en général beau-coup moins satisfaisants sous le rapport de l’art. Le goût est en décadencemanifeste; l’architecture se ressent du relâchement des mœurs; elle a perdule sentiment de la dignité et de la grandeur morale, qui s’était déjà consi-dérablement amoindri à la fin du règne de Louis XIV . Aussi ne mettrons-nous sous les yeux du lecteur qu’un seul exemple des constructions dece temps; c’est un petit château construit près de Lyon , sur le versant d’unecolline dont le pied est baigné par la Saône (I).

La fig. I de la pl. 86 donne le plan du rez-de-chaussée et celui du parcaux abords du château. En A, est le commencement d’une longue et largeavenue à l’extrémité de laquelle est l’entrée principale, ouverte sur la routequi longe la rivière; en B, le parterre avec boulingrins et jets d’eau; surles côtés, le parc; à la suite, la terrasse qui entoure l’édifice; en C, unepièce d’eau en amphithéâtre avec grotte et salles de bains. Deux longuesavenues latérales assurent une vue agréable aux salles ouvertes dans leurdirection, et l’une d’elles conduit aux dépendances du château. La distribu-tion intérieure n’est pas moins heureuse que celle des dehors; elle est ampleet commode, qualités que ne pouvaient réunir les bâtiments simples en pro-fondeur du temps de Louis XIII et des époques antérieures. Au centre,un vestibule ouvert sur l’une et l’autre face, occupe toute la profon-deur de l’édifice; à droite sont les salons, suivis d’une bibliothèque etd’une chambre à coucher avec cabinets; on trouve à gauche une grande etune petite salle à manger, des offices, et les cuisines et dépendances;

(1) Nous devons avouer franchement que ce château n’eût probablement pas obtenu la préférence dontil a été l’objet, s’il ne nous rappelait de précieux souvenirs d’enfance.

il.

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