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Deuxième partie.
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VILLES.

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purement politiques, ou commerciales. Mais il est certain que les déve-loppements sont moindres, toutes choses égales d’ailleurs, où les circon-stances locales sont défavorables; qu’il est des qualités naturelles auxquellesl’art ne saurait suppléer; enfin que, si la victoire est assurée, la lutte estonéreuse, exige des travaux considérables, et ne doit être entreprise qu’encas de nécessité en quelque sorte absolue.

Si avantageuse que soit d’ailleurs la position, l’établissement d’une capitaleobligera à de vastes entreprises au dehors. Cette ville, d’où rayonneronttoutes choses et où tout convergera, devra être reliée à toutes les partiesdu territoire par le système le plus complet de voies de communication.Des routes ordinaires, des chemins de fer surtout en sortiront dans toutesles directions, et iront desservir jusqu’aux moindres centres de population, ense ramifiant à mesure qu’ils s’éloigneront de leur point de départ. Ces voiesaboutiront cà toutes les frontières en des lieux convenablement déterminés, tanten vue des relations avec l’étranger, qu’afin de faciliter la défense du payscontre les attaques de l’ennemi. Le fleuve et ses affluents devront êtreaméliorés de manière à faire à la navigation les meilleures conditions, et descanaux, franchissant en plusieurs points la ligne de faîtes qui encadre leurbassin, les relieront aux cours d’eau navigables des bassins limitrophes,qui eux aussi seront mis de même en relation avec leurs voisins, de tellesorte que les produits des provinces les plus éloignées puissent arriver àpeu de frais dans la capitale.

Examinons maintenant quelles sont les dispositions générales qui con-viendront le mieux à la ville, et d’abord quelles sont les grandes divisionsqu’elle comporte.

Ces divisions ne sauraient être arbitraires; elles doivent avoir une raisond’être, et elle ne peut être fondée que sur les mœurs et les usages de lapopulation. Si unis que soient les habitants d’une ville, si grande que soitl’harmonie de leurs relations, ils n’ont, ni la même fortune, ni les mêmestravaux, ni les mêmes goûts, ni la même manière de vivre; et, à voir leschoses de haut, on reconnaît immédiatement, dès que l’attention se portesur ce sujet, qu’il y a lieu à une classification assez précise, bien que, grâceau ciel, les lignes de démarcation ne soient point tranchées chez nouscomme celles des castes de l’Egypte ou de l’Inde . Une partie de la popu-lation est, en effet, plus particulièrement occupée de travaux industriels,