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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

une autre s’adonne au commerce, une troisième se composé des financierset des gens d’affaires, une quatrième comprend les personnes dont la vie sepasse dans les loisirs que crée la fortune, et dans une cinquième peuvent seranger les hommes qui consacrent leur temps à l’étude ou à l’éducation dela jeunesse.

Chacune de ces classes a ses exigences particulières, et, tout en se refusantà être parquée dans un quartier spécial, à la manière des juifs du moyenâge, tend à s’agglomérer et à se cantonner dans la portion de la ville qui luiconvient le mieux, et qu’elle se charge d’arranger à sa guise. Il n’y a riend’absolu sans doute dans les divisions; les limites ne sont point infran-chissables ; il n’est quartier qui n’ait ses oisifs, ses industriels, ses marchandset ses hommes d’étude ou de finance, et ne puisse être assimilé à uneville et subdivisé comme elle; mais les exceptions n’infirment point la loi,et, fondée sur la nature des choses, elle est évidente pour quiconque saitobserver sainement. Il n’est même point malaisé de se figurer dans quelordre doivent se ranger les principales divisions, si l’on se rappelle ce qui aété dit de l’influence qu’exerce la direction des vents régnants sur la consti-tution et le développement ultérieur d’une ville. On reconnaîtra que lapopulation industrielle devra se placer sous le vent de la ville, où se trouventles terrains à bas prix, et où la fumée, les gaz et les odeurs dégagés par sestravaux seront sans action nuisible sur le reste de la population; que lesclasses riches, celle des financiers et celle de l’aristocratie de naissance oude fortune, devront, par les mêmes motifs, porter leurs habitations sur lecôté opposé de l’enceinte; qu’au milieu se rangeront convenablement lesnégociants de diverses sortes, qui ont des relations habituelles avec toutesles classes, et sont à peu près à égale distance de chacune d’elles, sous ledouble rapport des conditions de fortune et des natures d’occupations; queles hommes d’étude enfin, qui aiment le calme, et sont, pour la plupart, con-damnés à une stricte économie, s’établiront de préférence sur l’un des con-fins de ce quartier du côté du dehors, loin des bruits de l’industrie et dutumulte des affaires ou des plaisirs. Il n’y aura donc, par le fait, que troisgrandes divisions principales, qui se partageront ensuite pour former lescinq quartiers et les subdivisions que comporte chacun d’eux : la premièrepour la classe riche, la seconde pour le commerce et les études, la troisièmepour les établissements industriels. Quant aux lignes de séparation de ces