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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

ville par la tyrannie d’une architecture inintelligente. Et, en même temps,quelle monotonie et quelle tristesse en seraient la conséquence!

Que sur un petit nombre de points, qu’aux abords d’un grand monu-ment public auquel elles semblent se rattacher, on impose l’uniformité àquelques habitations, comme on l’a fait à Paris sur la place Vendôme, surla place de la Concorde, et dans une partie de la rue de Rivoli : il n’y acertes point de mal, loin de là. Dès que la mesure est exceptionnelle, elledevient une diversité de plus, et s’admet volontiers. Et d’ailleurs on con-çoit aisément, d’une part, qu’il y ait dans une grande ville assez de famillesdans des positions analogues pour y admettre un certain nombre d’habi-tations identiques, et, de l’autre, qu’un édifice de haute importance aitquelques droits sur son entourage immédiat, veuille le plier à ses conve-nances, et puisse exiger une certaine tenue de qui a l’honneur de l’approcher.

Les monuments et les édifices publics, dissemblables aussi puisque les desti-nations sont diverses, seront placés chacun dans le quartier et dans la positionqui lui conviennent le mieux. Au centre de la ville devront se trouver ceux quiimportent également à tous les citoyens : la cathédrale, l’hôtel de ville, le palaisde justice, le principal marché de denrées alimentaires; dans les quartiersriches, s’établiront le palais du souverain, les ministères, les musées d’œuvresd’art, les grands théâtres et les plus belles promenades; sur la limite qui sé-pare le quartier de la finance de celui du commerce, sera placé le palais de labourse. Les entrepôts de produits industriels appartiendront à ce dernier quar-tier; les principaux établissements scientifiques ou littéraires, à celui des étu-des ; les entrepôts de matières premières et la grande école industrielle avecson musée et ses dépendances, à celui de l’industrie. Chacun aura en outreses édifices religieux, ses écoles, ses bibliothèques, ses théâtres, ses marchés,sa mairie, sa justice de paix, etc. Sur divers points du périmètre et dans despositions salubres, se distribueront les hôpitaux et les prisons, et là aussi setrouveront les marchés de bestiaux et les abattoirs. Enfin, les cimetières occu-peront, en dehors de l’enceinte, des endroits choisis de telle sorte que dedangereuses émanations ne puissent atteindre la cité.

La forme à donner à la ville peut être également déterminée d’une manièreapproximative. Il semble au premier abord que la forme circulaire soit laplus convenable de toutes, parce que c’est celle qui renferme le plus d’espacepour un même périmètre, et rapproche davantage les divers quartiers; mais le