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Deuxième partie.
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VILLES.

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trois groupes fondamentaux, il est évident qu’elles devront, d’après les con-sidérations qui règlent les positions relatives, être tracées dans une direc-tion à peu près normale à celle des vents régnants, sauf à infléchir vers sesextrémités celle qui limite le quartier de l’industrie, afin de réunir à cettedivision des terrains beaucoup plus à sa convenance qu’à celle des autres.

A chacun des cinq quartiers, appartiendra une physionomie spéciale, aussibien par les voies de communication que par les édifices publics et leshabitations.

Les rues ne seront très-multipliées, ni dans ceux des richesses, ni danscelui de l’industrie, parce que les premiers auront les grands hôtels aveccours et jardins, et que le second devra présenter les vastes emplacementsréclamés par les usines et les manufactures. Dans les quartiers du centre, aucontraire, où l’on ne trouvera que des maisons comparativement restreintes,il faudra un grand [nombre de rues, afin de tirer bon parti du terrain, etde desservir convenablement la circulation. Les rues des divers quartiersseront d’ailleurs d’autant plus larges qu’elles seront plus espacées, sauf cellesqui constituent de grandes artères.

Les habitations seront élégantes et plus ou moins luxueuses dans lesquartiers riches; elles seront modestes dans ceux du commerce et desétudes; enfin celles du quartier réservé aux travaux de l’industrie serontétablies dans les conditions les plus économiques. Et non-seulement ellesseront dissemblables d’un quartier à l’autre, mais on se gardera bien devouloir ranger sous une même loi celles d’un même quartier. Où la variétéest dans les besoins, elle doit être dans les formes. Elle est infinie la di-versité des convenances et des goûts, qu’il en soit de même de celle desmaisons. Il importe au bien-être des habitants et au bon aspect de la villequ’il y ait toute liberté sous ce rapport, qu’on sente à première vue quechacun trouvera à se loger à sa volonté. Que les maisons ainsi que lesétages soient donc de hauteurs inégales, qu’elles diffèrent par leur largeur,par leurs ornements, par leur caractère; elles seront dans le vrai et parconséquent dans la voie du beau. Il n’y aurait pas ordre véritable, à lesranger sous un même niveau, et à leur donner à toutes même apparence.Elles n’annonceraient plus la vie et ses accidents, l’homme et sa liberté;elles deviendraient quelque chose de faux, de blessant pour tout espritdélicat, des espèces de lits de Procuste imposés à tous les habitants d’une