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Deuxième partie.
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VILLES.

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celles dont les dimensions ont été plus justement établies. Ce qui nous frappe,en effet, ce que nous sommes disposés à admirer, ce n’est point l’étenduede la surface, c’est l’importance et la beauté des constructions qui l’enca-drent. Or un édifice perd à être vu de trop loin; que la distance dépasseune certaine limite, et il est jugé petit plutôt que ses abords ne paraissentvastes.

Ce ne seront pas seulement des fontaines élégantes, des monuments hono-rifiques ou des oeuvres d’art de diverses natures qui orneront les principalesplaces de la ville; d’autres embellissements encore viendront s’y adjoindreDes arbres, des arbustes, des fleurs, des gazons occuperont dans ces endroitstout l’espace que ne réclame point la circulation. Ils assainiront l’air, dote-ront chaque quartier d’agréables promenades, et récréeront la vue par lespectacle de la verdure et par celui des gracieux ébats des enfants du voi-sinage. Enfin d’autres plantations plus abondantes formeront des jardinspublics sur des points convenablement choisis, ou, artistement disposéessur les rives'du fleuve, s’associeront heureusement aux points de vue qu’ondécouvrira de ses quais et de ses ponts.

Une question souvent débattue est celle de savoir s’il convient que lesrues soient accompagnées de portiques, ainsi qu’il s’observe dans plusieursvilles. 11 est certain que cette disposition est avantageuse pour les piétons,en ce qu’elle les met à l’abri des atteintes des voitures, de la boue, dela pluie, du vent et des ardeurs du soleil. Mais elle a de nombreuxinconvénients : elle diminue, sans réduire les dépenses de construction,l’étendue des rez-de-chaussée, et ne laisse pas arriver une suffisante quan-tité d’air et de lumière à celles de leurs salles qui sont situées sur larue; de hautes maisons soutenues par des supports isolés présentent moinsde solidité que celles dont les murs reposent directement sur les fonda-tions; malgré le mouvement qui les anime, ces portiques, trop prolongés,ont de la monotonie, parce que la vue y est nécessairement très-bornée;ils donnent enfin à la ville quelque chose de morne, car ils masquentune grande partie de la circulation, qui y entretient et y annonce la vie.Il semble donc que, s’il n’y a pas lieu de les proscrire, il convienne d’enrestreindre l’emploi aux endroits où ils sont appelés à rendre le plus deservices. Tels sont les abords d’une promenade fréquentée ou le périmètred’une place dont le centre est occupé par un jardin public; en pareilles