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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

situations, ils offrent de précieux abris aux promeneurs surpris par lemauvais temps (J).

Enfin il faudra régler, en vue de la salubrité et de l’agrément de laville, les hauteurs des maisons d’après les largeurs des rues, ainsi queles dimensions des cours intérieures, et établir un système complet decanalisation souterraine pour les tuyaux adducteurs d’eau et de gaz, etpour le prompt dégagement des immondices.

Telles sont les principales considérations et les conditions les plus essen-tielles qui paraissent devoir présider à l’établissement d’une ville. Il appar-tient à l’architecte, auquel serait dévolu le périlleux honneur d’un travailde cette importance, de les méditer avec la plus grande sollicitude et dene négliger aucun des nombreux intérêts qui lui sont confiés. Son œuvren’aura point de durée si elle est vicieuse; elle sera complètement rema-niée, car on n’arrête point le mouvement d’expansion d’une grande cité,et les besoins d’une population nombreuse finissent toujours par trouversatisfaction; mais elle aura pesé lourdement sur plusieurs générations, etles fautes du début imposeront à l’avenir de pénibles sacrifices. Il auraexercé une action funeste, où il avait de grands bienfaits à répandre, etune juste réprobation frappera sa mémoire. Qu’il se livre donc aux plussérieuses études; que, pénétré des devoirs qui lui sont imposés, il s’adressetour à tour à son jugement et à son imagination, et sache se former unlarge et puissant idéal. Qu’il voie dans sa ville un vaste monument, un et mul-tiple à la fois, répondant pleinement aux exigences d’une vie collective età toutes celles d’existences individuelles, présentant comme elles les aspectsles plus divers, alliant en une juste mesure l’ordre et la liberté, et con-stituant une sorte de sublime concert par la savante réunion de toutes lesformes variées et harmonieuses, expressions fidèles de la diversité des goûts,

(1) Une disposition fort simple remplirait le même office que les portiques, sans présenter aucun desdéfauts dont on vient de parler. Elle consisterait à couvrir par un vitrage, sur tout ou partie de leur lar-geur, les trottoirs que' la plupart des villes ont reconnu la nécessité d’établir de chaque côté des ruesdans l’intérêt des piétons. On se bornerait à soutenir ces auvents vitrés par de légères potences en ferscellées dans les murs. Ils n’enlèveraient ni jour ni air, et ils préserveraient des rayons du soleil aumoyen de tentures mobiles. La dépense d’établissement serait fort minime, de même importance à peuprès que celle des trottoirs; et elle n’aurait certainement rien de trop onéreux pour les propriétés quibénéficient de façades sur la voie publique.