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Deuxième partie.
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VILLES.

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Tout n’y est point parfait sans doute (I) : les conditions hygiéniques sontencore peu satisfaisantes dans plusieurs quartiers; la circulation, qui s’accroîtrapidement, demande un plus grand nombre de larges artères ; les planta-tions, les fontaines et les statues ne sont pas assez multipliées; mais noussommes largement entrés depuis quelques années dans la voie des améliora-tions, et nous nous disposons à de plus vastes travaux. Quelques-uns destraits de la ville seront changés, quelques quartiers seront profondémentmodifiés; mais le vieux Paris percera toujours, et avec lui se maintien-dront les formes caractéristiques et les précieux souvenirs. Il suffira de nepas trop accorder à la régularité, de ne pas se croire obligé de diriger enligne droite les nouvelles voies à ouvrir, de savoir les infléchir, ici pourépargner un monument qui a de la valeur, là pour éviter la destructiond'une propriété dispendieuse, sur tel point afin de se raccorder facilementavec une rue existante, sur tel autre afin d’ouvrir une agréable perspective.Il faudra surtout se garder scrupuleusement d’entraver la liberté au delà dunécessaire, et n’imposer l’uniformité pour les façades des maisons que dansde rares circonstances. Une économie intelligente, une juste appréciation detoutes les convenances, un sentiment élevé de l’art, devront présider à cesopérations, et la ville, plus digne que jamais de sa haute position, prouvera,

loppée dans la direction du nord-ouest, en s’emparant du plateau de Batignolles et des hauteurs de Mont-martre , et a refusé de s’étendre jusqu’aux limites qui lui étaient concédées au sud et à l’est; elle a prisdans son ensemble la figure d’une ellipse déformée, ainsi que le montre la figure 20 de la planche 1, dansla partie qui est couverte de hachures. Le mur d’enceinte est marqué par un double trait sur ce dessin.Le fleuve est en c, c; la petite rivière de Bièvre, en b, b; le canal Saint-Martin , en a, a. On voit quechacun de ces cours d’eau a exercé son action : le premier en déterminant le grand axe de l’ellipse ; lesecond et le troisième en amenant les prolongements e et f. Un troisième appendice, d, est motivé parles pentes favorables de Belleville et de Ménilmontant. Les quartiers sont également distribués confor-mément à la loi qui a été indiquée plus haut : en 1, 1, sur l’une et l’autre rive du fleuve, sont lesparties de la ville plus particulièrement habitées par l’aristocratie de naissance et de fortune; en 2, lequartier de la finance ; en 3, 3, celui du commerce; en à, celui des études ; en 5, 5, celui de l’industrie.Les édifices publics sont d’ailleurs répartis pour la plupart dans les positions que nous avons reconnu êtreles plus convenables.

(1) Ne serait-ce point nous écarter de notre sujet, et trop abonder dans le détail, que conseiller, enfait d’améliorations, la suppression de ces ignobles colonnes, qui donnent un si singulier spectacle auxpromeneurs de nos quais et de nos boulevards, ainsi que celle de ces plaques émaillées, distribuées surtous nos trottoirs, comme pour inviter les passants à commettre des inconvenances? Userait, ce semble,bien facile d’y suppléer.