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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
charmantes maisons de campagne et de délicieuses promenades : ce sont, sansparler des parcs de Vincennes et de Boulogne , les collines boisées de Mont-morency, de Saint-Germain, de Marly, de Versailles, de Ville-d’Avray , deSaint-Cloud, de Meudon, de Clamart , de Verrières, qui forment à la villecomme une belle couronne de verdure et d’agréables habitations.
Et, à l’intérieur, quelle diversité dans les formes ! comme tout y estvivant! quelle large part faite à l’indépendance! combien de précieux sou-venirs et de beaux monuments! Les rues sont de toutes largeurs, secroisent dans toutes les directions; les unes se dirigent en ligne droite,d’autres sont ondulées, beaucoup suivent des lignes brisées. Si, sur quel-ques places publiques ou dans un petit nombre de rues, les maisons sontétablies sur le même dessin, on les voit partout ailleurs de hauteurs iné-gales et d’ordonnances différentes; la modeste habitation se dresse à côté dusomptueux hôtel ou du vaste monument, chacun ayant son caractère ettémoignant de conditions sociales ou de destinations différentes. Tel quar-tier est bruyant et tel autre plein de calme; ici sont des jardins qui appor-tent dans la ville la verdure des campagnes, là le terrain, trop précieux,est complètement envahi par les constructions. A chaque goût, à chaqueposition ce qui lui convient. Les monuments sont nombreux, appar-tiennent à tous les temps, sont des styles les plus opposés. Le moyen âge,la Renaissance, les deux derniers siècles, notre époque y sont représentéspar des chefs-d’œuvre. Puis quelles admirables perspectives! Où trouver lemouvement et la variété de nos boulevards? où, les lointains et pittoresquespoints de vue de nos quais? Et toutes ces choses si diverses se relient har-monieusement; on ne songe point à être choqué des irrégularités, des oppo-sitions si brusques qu’elles soient, parce qu’on les sent vraies, parce qu’onles juge en connexion tellement intime, tant avec l’existence antérieurequ’avec l’existence actuelle de la population, qu’elles prennent elles-mêmesune apparence de vie. La ville témoigne de l’esprit qui l’anime, et semblerefléter tout ce qu’il y a de bon et d’aimable dans le caractère national.C’est là ce qui est dominant, et c’est là l’essentiel (1).
(IJ II est à remarquer que la ville a su corriger les imperfections de son enceinte, tantôt en sortant deses murailles, tantôt en abandonnant quelques espaces de terrain, et qu’elle a renfermé ses habitationsdans l’un des contours que nous a révélés l’étude des données fondamentales du problème. Elle s’est déve-