152 CHIMIE.
Il', reçoit par son ouverture gg' l'extrémité ilu canon d, et par sonautre ouverture h h' un bouchon portant un tube de verre re-courbé ». Enfin on fait rendre la tuyère d’un bon soufflet dans lecendrier, par la porte e, qu’on bouche ensuite avec de la terre etdes briques, et on établit une grille demi-cylindrique e' de lilde fer sous la partie a’ b’ du canon, de manière qu’elle l’enveloppeinférieurement et latéralement, et qu’elle en soit distante d’envi-ron un pouce, ou 17 millimètres.
Lorsque l'appareil est ainsi disposé, que les portes du foyer etdu cendrier sont bien bouchées, que toutes les fissures le sontégalement, et que les bits sont bien secs, on verse alternative-ment, par la cheminée, du charbon froid et du charbon incan-descent dans le lourneau, jusqu’à ce qu’il en soit presque plein.On met un linge mouillé en b ', de crainte que l’hydrate ne fonde,et l’on souffle lentement jusqu’à ce que la flamme apparaisse au-dessus du dôme. A cette époque on augmente le courant d’air demanière à le rendre bientôt le plus fort possible. Aussitôt que le ca-non du fusil est excessivement chaud on enlève le linge placé en b,et on fond l'hydrate contenu en b' b ", en plaçant peu à peu assez decharbons incandescents sur la grille pour entourer cette partie dutube. L’hydrate, en fondant, se rend en b, et se trouve par consé-quent en contact avec la tournure de fer à une très-haute tempé-rature; d’où il résulte que les conditions nécessaires pour la dé-composition du protoxyde de potassium sont remplies. Maiscomme l’eau à laquelle il est uni se trouve décomposée en mêmetemps que lui, on doit obtenir tout à la fois, et l’on obtient en ef-fet, du potassium et du gaz hydrogène. Le potassium se volatiliseet se condense dans l’extrémité c d du canon, et de là tombe à l’é-tat liquide dans le récipient gg’ hh'. Quant à l’hydrogène, il sedégage à l’état de gaz par l’extrémité du tube i, entraînant quel-quefois avec lui des matières qui le rendent nébuleux, et quelque-fois même du potassium qui s’enflamme.
Plusieurs signes permettent de reconnaître si l’opération vabien. Le plus sur de tous est le dégagement du gaz, qui doit êtrerapide, sans qu’il en résulte des vapeurs trop épaisses à l’extré-mité du tube de verre, ». Lorsque ce dégagement se ralentit beau-coup, ce qu’on reconnaît en plongeant de temps en temps le tube tdans de l’eau, on en conclut qu’il n’y a presque plus d’hydratedans la partie b’ b”, et on fond celle qui est en b" b'" , en l’entou-rant de charbons incandescents comme la précédente, et ainsi desuite. L’opération est terminée quand le feu a été porté successi-vement jusqu’en Alors on enlève le canon du fusil, et on lelaisse refroidir, après avoir bouché avec du lut les tubes a et i ;