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& les petits-fils & petites-filles de France , étoient toujours grand nombre de courtisans, & dedames tant assises que debout. «
Louis XVI lui-même, tout ennemi qu’il fût du cérémonial & de l’étiquette, aimait à sedonner de temps en temps en spectacle, à table, à ses bons Parisiens . Mercier, dans sonTableau de Paris (*), nous en a laissé un piquant compte rendu. « Le Parisien, dit-il, prend
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Fig. II. - RAMPE SUR LE JARDIN. VUE DE PROFIL (page l8).
la galiote jusqu’à Sèvres , & de là court à pied à Versailles pour contempler le roi, & lareine, & Monsieur, & Madame, & monseigneur comte d’Artois & madame la comtesse d’Artois...Au grand couvert, le Parisien remarque que le roi a mangé de bon appétit, que la reine n’abu qu’un verre d’eau. Voilà ce qui fournira à l’entretien pendant quinze jours; & les servantesallongeront le col pour mieux écouter ces nouvelles. « Mais Louis XV craignait les regardsindiscrets, surtout à Trianon, même étant à table. Les mémoires secrets de l’époque ne fontque trop comprendre les motifs de cette retraite obstinée, si contraire aux usages de l’ancienne
cour.
(*) Mercier, Tableau de Paris, chap. cccxlvi.