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DES NOMBRES PROPORTIONNELS.
Dans ce composé, ces deux corps sont entre eux commel’équivalent du soufre, 201, est à la moitié de l’équivalentdu carbone ,37,7. Les combinaisons gazeuses du carboneavec l’hydrogène nous en offrent encore une preuve : l’hy-drogène protocarboné est formé en poids de 76,1 carboneet 24,9 d’hydrogène, nombres qui correspondent assezexactement à l’équivalent de l’hydrogène = 12,46, et à lamoitié de l’équivalent du carbone, = 37,70.
L’hydrogène deutocarboné, qui renferme le double decarbone, sera représenté par l’équivalent de l’hydrogène= 12,46 , plus l’équivalent du carbone = 75,33. En effetc’est ce que prouve l’analyse élémentaire qui en a été faite.Ce gaz contient sur cent parties 85,8 de carbone et 14,2d’hydrogène ; or ces deux nombres sont entre eux commel’équivalent du carbone est à celui de l’hydrogène, ainsiqu’on peut le voir ci-dessous :
85,8 : 14,2 ::75,33 : 12,46.
Nous pourrions étendre ces comparaisons, mais nouscroyons en avoir assez dit pour faire sentir toute l’impor-tance de ces observations, qui sont d’une si grande utilitédans la pratique de la chimie, et qui deviennent indispen-sables à connaître dans l’explication précise de la plu-part des réactions chimiques.
Nous y reviendrons en traitant des sels, qui sont aussides composés à proportions fixes et définies d’acides etd’oxides métalliques.
Toutefois, d’après les remarques que nous avons faitesci-dessus, l’on peut concevoir comment il est possible deprédire, d’après l’analyse d’un composé biniaire, dont l’é-quivalent de l’un des corps est connu, celui de l’autre corps,et par suite, dans quels rapports celui-ci pourra s’uniravec les autres corps, puisque nous avons démontré àpriorisuivant quelles lois ces combinaisons s’effectuaient.