AIR atmosphérique. 4^
externes se recouvrent en peu de temps , par suite du re-froidissement des couches d’air qui les touchent, de petitscristaux blancs d’eau congelée. Plusieurs substances très-avides d’eau, exposées à l’air, s’humeclent bientôt et se li-quéfient par suite de l’absorption de la vapeur. C’est ce quel’on peut démontrer en laissant à l’air libre, lorsqu’il pa-raît sec eu apparence, des fragtnens de chlorure de cal-cium fondu , de la potasse caustique, ou plusieurs sels.Toutes ces substances se recouvrent d’humidité en peu detemps , et finissent par devenir liquides si le contact estsuffisamment prolongé. C’est d’après ces propriétés queplusieurs d'entre elles sont employées pour dessécher lesgaz dans beaucoup d’expériences, comme nous le verronspar la suite.
Le gaz acide carbonique forme en volume une petitefraction de l’air qui ne s’élève, d’après les expériences deM. Théodore de Saussure , qu’à de l’air atmosphé-rique pur , tel que celui qui peut exister au milieu d’uneplaine. La respiration et la combustion étant des sourcesconstantes de production de ce gaz, on conçoit facilementfiue sa quantité doit augmenter dans les lieux ou se trou-vent réunis un plus grand nombre de personnes ou d’ani-tûaux qui respireront le même air, et où la combustion^ es matières organiques altérera plus ou moins la com-position de ce fluide.
Plusieurs oxides métalliques jouissant de la propriété dese combiner immédiatement avec l’acide carbonique ga-z cux, sont mis en usage pour démontrer sa présence dansIsir. Lorsqu’on abandonne dans son milieu une solutionprotoxide de calcium (eau de chaux) on remarque qu’il5e forme bientôt à la surface de cette solution , qui étaitParfaitement limpide, une pellicule blanchâtre , qui par^ agitation se brise et se précipite au fond du vase. Si lasolution reste exposée à l’air , on voit qu’il s’en forme une