nouvelle , et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’y ait plus dechaux en solution. Cette pellicule est le résultat de la com-binaison de l’acide carbonique atmosphérique avec lachaux. Son poids peut faire connaître la quantité d’acidecarbonique que contient une quantité connue d’air. i
C’est d’après ce principe qu’est fondée son évaluationdirecte. Mais aü lieu d’eau de chaux, on emploie une so-lution de protoxide de barium (eau de barite) qui se com-porte de la même manière. L’expérience se fait en versantune certaine quantité de celte solution dans un vaste bal-lon de verre, muni d’un robinet, dont la capacité estconnue; en agitant pour absorber tout l’acide carbonique,'l’eau de barite se trouble , et il s’y produit un précipitéblanc, insoluble de sous-carbonate de barite. On répète lamême opération en introduisant de nouvelles quantitésd’air, après avoir fait le vide dans le ballon pour extraireles portions d’air qui ont été privées d’acide carbonique ,et par ce moyen on peut, mettre en contact avec l’eau debarite une assez grande quantité d’air. En tenant comptedelà température et de la pression auxquelles on a expé-rimenté, on peut, par le poids du carbonate de bariteobtenu , dont la composition élémentaire est d'ailleursparfaitement connue, calculer avec une grande exactitudela proportion d’acide carbonique contenu dans l’air.
M. Théodore de Saussure a déterminé parce procédéles quantités moyennes de cet acide répandues dans l’at-mosphère. Tes observations qu’il a faites dans une prairiede Chambe'isy, à trois quarts de lieue de Genève , indiquentque cette quantité moyenne, sur 10000 parties d’air, estégale à 5 ou plus exactement à 4 , 9 * Le maximum dece gazest 6,2; le minimum est 5,7.
Le même auteur a remarqué que la quantité moyennede gaz acide carbonique augmentait en été et diminuait en-hiver. D’après le terme moyen d’une trentaine d’observa-
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