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Tome II.
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DES USTENSILES ET VASES.

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tinue. On peut faire usage detoute espèce de combustible pourchauffer la chaudière; mais onemploie ordinairement du bois,ou , ce qui est plus économique,du charbon de terre ou duj coke.

Le liquidene tarde pas à bouil-| lir et à se vaporiser. Les vapeursformées venant à passer dans leserpentin refroidi par le contact deleau froide qui l'entoure, se con-densent en liquide, et le produitqui résulte de cette condensationest reçu en D, dans un vase deVerre disposé convenablement

Par suite de la distillation, leaucontenue dans le réfrigérant netarde pas à s'échauffer beaucoup.Si on ne la remplaçait pas par deleau froide à mesure que sa tem-pérature sélève , lopération seralentirait, puisque alors uneportion des vapeurs pourrait sé-chapper sans avoir été condenséeet serait perdue. Un substitue de! leau froide à leau qui sestéchauffée, en se servant du tubeF que nous avons décrit plushaut. On la verse par l enton-; ooir ; elle gagne alors la partieI Ultérieure du réfrigérant , et dé-place leau chaude, qui est spéci-! fiquemenl plus légère : cette der-nière peut être retirée au fur et àmesure que leau froide entredans le tube, en ouvrant le robi-net G placé à la partie supérieureI du réfrigérant.

Lorsque les localités permet-tent dentretenirun Courant deauft'oide dans le serpentin, il estPréférable de mettre lentonnoire n communication avec un con-! duit qui apporte leau froide, etde tenir le robinet assez ouvert! Pendant lopération pour que leSe rpentin soit toujours couvertdeau, ce quil est facile de faire

en régularisant la quantité deaufroide qui arrive, et celle de leauchaude qui sort du réfrigérant.

La distillation de leau , duvin , de f eau-de-vie, de lesprit-de-vin , peut être faite de cettemanière. Dans les laboratoires,on fait usage de lalambic quenous avons décrit ; mais dans lesarts on emploie des appareils dis-lillatoires dune autre forme , etqui sont plus économiques sousplusieurs rapporté.

Il est quelquefois nécessaire dene pas exposer les matières vé-gétales, dont on veut séparer lespariies les plus volatiles, à undegré de chaleur supérieur à ce-lui de leau bouillante, ce qui nemanquerait pa^darriver si ellesavaient directement laction dufeu, et quoiquelles fussent pla-cées au milieu de leau. Daiis cecas, la matière pourrait adhérerau fond de la chaudière, et ab-sorber beaucoup de calorique;sa température alors sélèveraitau-dessus de toodegrés, et plu-sieurs des principes quelle ren-ferme pourraient saltérer parsuite de cette augmentation dechaleur. On obvie è cet incon-vénient dans les laboratoires depharmacie, surtout pour la dis-tillation des fleurs et de toutesles substances végétales aroma-tiques, en les isolant du fond dela chaudière au moyen d'un dia-phragme en étain, percé de trous,sur lequel on dispose les fleursà une certaine distance de leaubouillante. La vapeur de leau,en passant à travers, entraîneavec elle le principe volatil odo-rant, et va condenser avec luidans le serpentin. Gesl ainsi quelon prépare les eaux distilléesaromatiques que lon trouvedansles officines.