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VOCABULAIRE
On se sert encore d’un vaselcylindrique en élain muni deldeux anses , et qu'on place dansla chaudière de l’alambic. Cevase esL connu sous le nom debain-marie. Comme il ne rem-plit pas toute la capacité de lachaudière en cuivre , on peutmettre encore dans celle-ci unecertaine quantité d’eau : celle-ci,entourant le bain et venant às'échauffer, communiquera unepartie de son calorique aux ma-tières qui y sont contenues, sanstoutefois élever leur températureà plus de ioo degrés, puisque latempérature de l’eau elle-même,qui sert d’intermédiaire, ne peutasser ce terme. Ces deux modese distillation sont fréquemmentusités dans les*boratoires : onconnaît le premier par le nomde distillation à feu nu, et le se-cond par celui de distillation parintermède de Veau bouillante ouau bain-marie-
On peut distiller dans lesalambics faits en cuivre, en étain,tous les liquides qui n’ont pasd’action sur ces métaux. On enfabrique, dans le commerce , en
F latine, pour la distillation deacide sulfurique.
Alambic de verre.(PL I.fg. 2 ).Cet alambic, qui était autrefoistrès-employé , se compose dedeux parties. La pièce A faitl'olfice de chaudière ; c'est danscelle-ci qu’on met le liquide àdistiller; on la recouvre avec unchapiteau de verre qui est ter-miné par une rigole qui se renddans le bec C.
Ce chapiteau porte quelquefoissupérieurement une ouvertureque l’on bouche, et par laquelleon peut introduire la matière àdistiller. Comme la cucurbile estinégalement épaisse , et que le
verre avec lequel elle est fabri-quée ne peut supporter les varia-tions subites de températuresans se briser, on chauffe ordi-nairement ces alambics en lesplaçant au milieu d’une terrineou chaudière de fonte remplie desable fin, dont on élève peu àpeu la température. On peut voirla disposition de l’appareil surla fig. n° 2 . Les vapeurs qui seforment dans la cucurbitc Ase condensent contre les paroisdu chapiteau B ,et le liquidevient se rassembler par le bec Cdans un récipient que l’on placeau-dessous.
A la place de cet alambic, onemploie aujourd'hui des cornuesde verre munies d’alonges et derécipiens de la même nature,comme nous l’expliquerons plusbas : cette méthode présente bienplus d’avantages ; elle a laissétomber un peu dans l’oubli cesanciens alambics de verre aveclesquels on ne pouvait faire quedes distillations très-lentes.
Alonge. (Pl. 3.) On
donne ce nom à une espèce decône tronqué, renflé vers son mi-lieu. qui est destiné à éloigner lerécipient du feu, et en mêmetemps à faire parcourir à la va-peur un plus grand espace poureu condenser une partie sur sonpassage et l’empêcher d’arriveren trop grande quantité dans lerécipient. Ces alouges peuventêtre de différentes natures ; onemploie ordinairement cellesqui sont fabriquées en verre,quelquefois celles de grès ou decuivre ; leur forme est plus oumoins cylindrique; souvent ellessont recourbées à leurs extrémi-tés. ( Fig. 3, n° 2 .)
Ballon. (PL I , fig. 4-) Vasede verre rond, comme l’indique