CHLORURES D’OR.
473
Protoxide d'or. 3o,8o
Bi-oxide d’ctaiu.
Protoxide d’étain.:. 19,07
Eau.. 7,65
il s’ensuivrait que le précipité pourpre pourrait êtreconsidéré comme un double stannate hydraté de protoxided’or et de protoxide d’étain : c’est aussi le sentiment deM. Dumas et de M. Fuchs.
En admettant que telle est la composition du précipitépourpre, il sera facile d’expliquer sa production : l’eaudevra se décomposer; son oxigène s’unira à l’or et à l’étain,tandis que son hydrogène formera de l’acide chlorhydri-que avec le chlore.
Quoi qu’il en soit, il est beaucoup de précautions à pren-dre pour obtenir une teinte belle et qui soit toujours lamême; elle varie selon que les dissolutions sont plus oumoins concentrées, plus ou moins acides, que l’une est enplus ou moins grande quantité que l’autre, et qu’il y aplus ou moins de proto et de bi-clilorure d’étain : parexemple, la présence d’une trop grande quantité de proto-chlorure d’étain détermine toujours la réduction d’une partiedu chlorure d’or. Voici quel est en général le procédé quel’on suit :
On prend de l’eau régale formée de i partie d’acidechlorhydrique, et de 2 d’acide azotique pour dissoudre l’or.Lorsque la dissolution est opérée, on l’étend d’eau, puisaprès l’avoir filtrée, on l’étend d’eau de nouveau et engrande quantité.
D’une autre part, on opère la dissolution de l’étain, ense servant d’une eau régale faite avec 1 partie d’acide azo-tique du commerce, étendue de 2 parties d’eau pure, au-quel on ajoute 3o grammes de sel par chaque kilog.d’acideaffaibli. L’étain doit être bien pur; on en jette d’abord unpetit fragment en grenaille ou en feuille dans l’acide, puis,quand il est dissous, on en jette un autre, et ainsi de suitejusqu a ce que la dissolution soit d’un jaune clair. L opé-