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CHLORURES.
ration doit se faire bien lentement et dans un lieu frais :après quoi l’on filtre la liqueur, et oti l’étend d’environcent fois son volume d’eau.
Alors on fait tomber goutte à goutte la dissolution d’étaindans la dissolution d’or en agitant sans cesse, et jusqu’àce que la liqueur prenne la teinte d'un vin rouge foncé*Bientôt le pourpre apparaît en gros flocons et se rassembleau fond du vase.
Le chlorure d’or étant susceptible d’une facile réduc-tion, il est aisé de prévoir que plusieurs corps organiquesdevront aussi le décomposer et en précipiter le métal : c’estce qu’on remarque avec les citrates, tartrates et oxalatesneutres dépotasse et de soude; l’action des oxalates est pluslente à la vérité que celle des tartrates et citrates ; mais elles’effectue en moins d’une heure, et toujours avec un dégage-ment de gaz carbonique que ne donnent pas les deux au-tres genres de sels.
L’éther produit également à la longue la réduction duchlorhydrate de chlorure d’or : agité avec ce sel, il se par-tage en deux parties, l’une inférieure qui ne renferme quede l’eau et de l’acide, l’autre supérieure qui contient toutl’or, et dont ce métal finit par se séparer, sous forme depetits cristaux. C’était cette liqueur qui constituait ce qu’onnommait autrefois For potable. On l’emploie quelquefoispour dorer l’acier; il suffit pour cela d’y plonger la pièceà dorer, puis de la passer à l’eau, et de la polir : cette do-rure est très peu solide.
L’alcool de même que l’éther dissout le chlorure d’or,mais il ne le décompose pas ; du moins, en distillant laliqueur, on retrouve le chlorure tel qu’il était d’abord.
A ces faits il faut ajouter les suivans, qui, pour la plu-part, ont été observés par M. Pelletier.
i° Si, après avoir versé de l’acide sulfurique dans un edissolution de chlorhydrate d’or, on chauffe et l’on évaporela liqueur, il se fera un dégagement abondant d’acide chlor'hydrique et de chlore, et il se précipitera en même temp s