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1830. Etat naturel, —On ne connaît qu’un inolybdatenaturel : c’est celui de plomb. Il est d’uri jaune pâle. Sapesanteur spécifique est de 5 , 486 . La forme qu’il affectele plus ordinairement est celle de tables à 8 pans. On letrouve à Bleyberg, en Carinlhic; à Freudenstein , près deFreyberg; à Annaberg , en Saxe ; à Zcezbanya, en Hongrie ;à Zimapan, au Mexique .
1831. Préparation. —Les molybdates solubles se prépa-rent directement, c’est-à-dire en combinant l’acide molyb-dique avec les bases salifiables. On prépare tous les autresde cette manière ou par la voie des doubles décomposi-tions (i3i4).
1 832 . Composition. — Dans les molybdates neutres, laquantité d’oxigène de l’oxide est probablement à la quan-tité d’oxigène de l’acide comme i à 3 , et àla quantité d’acidemême comme x à 8,986, en admettant avec Berzelius quecet acide soit composé de 100 de métal et de 5o, 12 d’oxi-gène. ( Annales de Chimie et de Physique , tom. xvn, pag. 5 .)
Il existe des molybdates acides qui probablement con-tiennent deux fois autant d’acide que les molybdates neu-tres. On 11e connaît point de sous-molybdates.
18 33 . Caractères génériques. — Rien de plus facile quede reconnaître les molybdates neutres, à bases dépotasse, desoude, d’ammoniaque ; c’est de verser dans leur dissolutiond’abord un peu d’acide sulfurique, ou chlorhydrique etc.,puis du sulfate de protoxide de fer, ou du proto-chlorure d’é-tain: la liq'ueurlaisse déposer une poudre blanche par l’addi-tion de l’acide, et devientbleuelout-à-couppar celle du sulfateou du proto-chlorure. L’addition de l’acide sulfureux, pro-duirait le même effet. Il suit delà que,pour reconnaître faci-lement un molybdate insoluble , il faut le transformer enmolybdate à base de potasse ou de soude, et c’est à quoi1 on parvient en suivant le procédé indiqué pour les phos-phates (1455).
1834. Historique.— Les molybdates ont été découvertset principalement étudiés par Scliéele IV. scs mémoires,