CHROMATES.
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première partie, p. 236). MM. Klaproth, Bucholz,Hatchett et Heyer n’ont ajouté à l’histoire des molybdatesque quelques faits particuliers.
x835 . Molybdate dépotasse. —Styptique; plus solubledans l’eau chaude que dans l’eau froide; cristallise eulames rhomboïdales luisantes, inaltérables à l’air; entre faci-lement en fusion, et n’est point décomposé à une trèshaute température ; s’obtient en saturant une dissolutionde potasse par l’acide molybdique, et faisant ensuite éva-porer convenablement la liqueur.
Les acides en précipitent un sur-molybdate en poudreblanche, peu soluble dans l’eau froide, mais soluble dans4 parties d’eau bouillante.
i836. Molybdate de soude. — Styptique, très fusible,indécomposable par le feu, très soluble dans l’eau, d’où il sedépose par une évaporation lente en assez gros cristaux efflo-rescens à l’air. Ce sel s’obtient comme celui de potasse, etcomme lui aussi est troublé par les acides qui en précipitentun sur-sel.
Genre XXXIII.— Des chromâtes.
i83y. Propriétés .—Tous les chromâtes dont l’oxide estblanc sont jaunes à l’étatneutre ou de sous-sel, et d’un jaunerougeâtre à l’état acide. Leur couleur varie quand l’oxide estlui-même coloré; car le chrômate de plomb est jaune, celuide protoxide de mercure rouge, celui d’argent pourpre.
i838. La plupart des chromâtes des cinq dernières sec-tions se décomposent à une très haute température. L’acidechrômique passe à l’état d’oxide de chrême, et, ramené àcet état, il se comporte avec l’oxide du chrômate commenous l’avons dit précédemment (5y3); mais il est probableque ceux de la première section sont indécomposables decette manière : du moins, lorsqu’on calcine fortement unmélange d’oxide de chrome et de potasse avec le contact del’air, il en résulte du chrômate dépotasse.