Ixxvj I N T R O D U C T I O N.jî bien considérer l’ignorant. 11 s’entretenoit,u nième souvent, avec les dames, et nej> comptoit point pour perdu le te ms qu’ilj> donnoit à leur conversation ; il se dépouil-»> loit parfaitement avec elles du caractère dej» savant et de philosophe , caractère cepen-55 dant p'resqu’indélébilç et dont elles apper-s» çoivent bien finement , et avec bien du55 dégoût, les traces les plus légères. Cette55 facilité de se communiquer le fesoit aimersi de tout le monde. Un savant illustre qui est55 populaire et familier, c’est presqu’ün prince55 qui le seroit aussi. Le prince a cependanti5 beaucoup d’avantage.
jî II se plaisoit à entrer dans les travaux ou>» dans les projets de tous les savans. Il leur55 fournîssoit des vues , il les animoit, et cer-55 tainement,ilprêchoit d’exemple. Ses lettres
5> lui emportoient beaucoup de tems ; mais55 il aimoit autant à l’employer au profit et à5 î la gloire d’autrui, qu’à son profit ou à sa55 gloire particulière.
55 II étôit toujours d’une humeur gaie. Et55 à quoi serviroit sans cela d’être philo-j5 sophe ! 55
Le lecteur s’appercevra aisément que nous