INTRODUCTION.
La ville d’Orange , autrefois Arausioti , colonie romaine, située nonloin des bords du Rhône , à distance presque’égale de'Nîmes et d’Ar les , est aujourd’hui comprise dans le département de Vaucluse .
Ce n’est que vers le commencement du dix-septième siècle queles monuments antiques existant dans cette ville fixèrent l’atten-tion des archéologues, et donnèrent lieu à des recherches sur sonorigine et sur son histoire. Pontanus est le premier (i) qui publiaun travail sur ce sujet.
Dans l’ouvrage qui a paru depuis sur Orange, l’auteur, Josephde la Pise ( 2 ), embrasse l’histoire de cette ville depuis les tempsles plus reculés jusqu’à l’époque du gouvernement de cette pro-vince par les princes de ce nom, et il décrit les changements queles monuments antiques eurent à subir pendant le cours de leurdomination.
Un grand nombre de savants et d’archéologues se livrèrent de-puis à l’étude des questions qui se rattachent à l’histoire de cetteantique cité (3). Enfin d’autres savants se sont appliqués à l’étudedes importants édifices dont les restes témoignent du rang distinguéqu’elle occupait sous le règne des empereurs (4)*
(1) Voyage dans les provinces méridionales, i GoG.
(2) Histoire des princes et principautés d'Orange, 1G 3 <).
( 3 ) Maffei, Galliæ Antiquitates, 1733. P. Bonaventure,Histoire de la ville d'Orange, i 7 4 i. Papon, Histoire de
Provence . Baron de la Bastie et Cnil. Journal de Tré-voux, etc.
( 4 ) Mil lin, Voyage dans le midi de la France, 1807.Quatremère de Quincy , Encyclopédie méthodique. For-
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