ij INTRODUCTION.
Parmi les travaux de ee genre publiés jusqu’à ce jour, il en estun qui nous semble résumer tout ee qui peut intéresser les arts etla science. C’est à cet ouvrage, dû aux savantes et profondes recher-ches de M. le comte de Gasparin, qu’il conviendra de recourir pourles notions historiques sur la ville d’Orange et sur les restes antiquesqu’elle possède (1).
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Après toutes les nombreuses dissertations dont il vient d’être parlé,il manquait encore un travail graphique qui pût faire apprécier àleur juste valeur les deux plus beaux monuments antiques de cetteville, et mettre à même de déterminer, au moins pour l’arc de triom-phe, à défaut de toute indication sur le nom du vainqueur en l’hon-neur duquel il fut érigé, l’époque que lui assigne le caractère de sonarchitecture, examiné comparativement avec les monuments du mêmegenre encore existants et dont la date ne présente aucune incerti-tude.
Tel est l’objet de la présente publication.
En me livrant à ce travail, tout en me renfermant dans ma missiond’architecte, et en l’absence de l’inscription qui servait à perpétuerle motif de l’érection de l’arc de triomphe, qu’il me soit permis demanifester de suite mon étonnement de ce que le mot de Mario ,parmi d’autres mots gravés sur les armures dont l’arc est orné, aitparu de prime abord une autorité suffisante pour en attribuer l’hon-neur à Caius Marius , tribun dans l’armée romaine. On eût sansdoute évité cette méprise si, avant de s’arrêter à cette conjecture, oneût consulté les grands bas-reliefs dans lesquels les deux armées sontaux prises. Là, en effet, on eût reconnu, ainsi que cela devait être,que les armures du peuple qui succombe dans la lutte sont exacte-ment les mêmes que celles qui figurent dans les trophées. Le nom de