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Tome premier. Monuments de Nismes. [Texte.]
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mais plus rarement, rempli de finesses et d’agréments, et qui bientôts’enta sur les ruines majestueuses de la Grece et de l’Italie , sous lenom d’architecture gothique.

On vit donc les ruines de la belle antiquité reparaître encore avecun caractère imposant, lorsqu’enfin les nuages de la barbarie se dis-sipèrent pour faire place aux lumières qu’un petit nombre de savantsavaient conservées avec soin dans quelques lieux ignorés, ou préservésdu tumulte des armes.

Les califes avaient entretenu ce feu sacré; Charlemagne le ranimade son côté. Venise se bâtit au sein des eaux, et se para des débrisenlevés à l’Egypte et à la Grece . Déjà les rois saxons et normandsbâtissent avec un certain art en Angleterre; Alphonse-le-Grand favoriseaussi l’architecture en Espagne; Léon IV essaie de relever les ruines deRome . Les croisades commencent, et le génie des orientaux se répanden Europe : elle n’est déjà plus barbare; les lettres une seconde foisvont naître de la Grece. Les Médicis rallument à Florence le flambeaudes arts; et Léon X , en unissant son nom à celui de Raphaël, acquiert

a connu le prix deces mêmes arts en parcourant l’Italie , ils avaient prononcé leur nom,inspiré le désir de les connaître: François I er monta sur le trône, etvoulut aussi que la France jouît de leur lumière; il les accueille à Fon-tainebleau ; le Louvre se bâtit à la voix de Pierre l’Escot, et s’enrichitsous l’immortel ciseau des G. Pilon et des J. Gougeon.

J. Cousin, le Primatice, Serlio, André del Sarte , Rosso, Nicolo deModene, Vignole, Léonard de Vinci et d’autres, honorent la France

de leurs excellentes productions ; ils en reçoivent le prix par des dis-

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tinctions flatteuses.

Les arts, avides de gloire, après avoir en quelque sorte atteint laperfection dès leur naissance, et repris de nouveau leur empire surle gothique, sommeillent quelque temps encore, pour reparaître plusbrillants, mais moins purs, sous Louis XIV .

Ce prince aimait les représentations théâtrales; aussi le genre desdécorations fut-il généralement substitué à la noble simplicité qui doit

l’immortalité. Charles VIII et Louis XII avaient dej