io HISTOIRE DE NÏSMES.
les restes des conduites que l’on trouve encore de temps à autre dans lepays.
On a placé dans l’ouvrage la vue et les détails de ce superbe édifice.
On peut rapporter à la même date la construction des quatres grandesvoies, que Strabon attribue au même Agrippa alors qu’il fut chargé parAuguste de venir régler les affaires et appaiser les troubles des Gaules. Avantle séjour de cet homme qui a illustré son nom par un grand nombrede travaux de ce genre, il y avait dans la Gaule narbonnaise une grandevoie, que Polybe dit avoir été construite par les Romains depuis Empuriasen Catalogne jusqu’au Rhône , et qui était distinguée par des colonnesmilliaires de huit en huit stades : cette ancienne voie porta depuis le nomde via domitia, parceque Cn. Domitius , celui sous lequel les Yolces aréco-miques se soumirent à la domination des Romains, l’avait achevée et per-fectionnée. Elle avait besoin d’être renouvelée lorsqu’Agrippa construisitpour la remplacer la quatrième de ces voies déjà citées, qui traversait leterritoire de Narbonne, et se terminait au port de Marseille .
On peut aussi avec vraisemblance lui faire honneur de la construction deces bains élégants, dont nous donnerons tous les détails et la restauration,et dans les débris desquels on a trouvé plusieurs fragments d’inscription,tels que respublica nemavsensivm , et ailleurs m. agripp. .. Qui sait si cettesuperbe salle des thermes, que l’on a, sans fondement et contre les usagesreçus, nommée le temple de Diane, ne fut pas destinée à l’usage de cethomme puissant, que tant d’utiles travaux doivent rendre recommandableà tous les amis des arts? la correspondance très approchée de cette salle avecl’axe des bains dont nous venons de parler ne peut faire douter qu’ellen’en fît le complément.
Il est également probable que les habitants de Nismes firent partie deceux que le proconsul Drusus appela à Lyon en 742? pour y dédier dansune fête solennelle un autel en l’honneur d’Auguste , et où soixante peuplesdes Gaules offrirent chacun une statue.
Ce prince témoignait de son côté sa reconnaissance pour l’affection deces provinces en facilitant les communications par la reconstruction et l’en-tretien des routes : il fit des réparations considérables à celles du pays desYolces arécomiques à la droite du Rhône ; les bornes milliaires sur lesquellesson nom se trouve inscrit avec la qualification de consul pour la douzième