HISTOIRE DE NISMES.
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ville avec Montpellier et avec l’Italie , en 1288; il y fit un second voyageen i 3 o 4 - L’ordre des templiers ayant été supprimé en i3i2, et leurs biensdonnés aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, ceux-ci firent à Nismesun établissement dans la même année.
En i3i3 un citoyen vertueux, nommé Raimond Ruffi, consacra unepartie de ses biens à la fondation d’un hôpital dans une maison qui luiappartenait, située dans l’enceinte des anciens murs de la ville, près de celledes portes nommée aujourd’hui porte Couverte; établissement qui, faibled’abord, et successivement agrandi, a formé l’Hôtel-Dieu actuel.
Cet exemple et beaucoup d’autres semblables prouvent qu’il ne faut pasattendre de grands moyens pour faire un peu de bien; le germe d’unebonne idée qui reçoit d’abord son exécution en petit, s'agrandit imman-quablement avec le temps, et sert plus utilement l’humanité qu’un projettrop vaste, qu’il faudrait des sieeles et des trésors pour réaliser.
La même année on publia un réglement de Philippe-le-Bel sur les mon-naies , qui influa sur le commerce en donnant plus de sûreté et de garantieaux échanges : deux ans après Louis Huttin continua ce réglement, et yajouta d’utiles suppléments. En i 322 une foire fut établie en cette villepar Charles-le-Bel .
La mode des pèlerinages s’étant alors étendue depuis les gens du peuplejusqu’aux princes et aux rois, Philippe de Valois vint en pèlerinage à Mar-seille, passa par Avignon ; et deux hôpitaux de pèlerins furent établis àNismes. On peut distinguer à cet égard les bons et les mauvais pèlerins;car peu auparavant les pastoureaux, especes de pèlerins de passage, et, sil’on peut s’exprimer ainsi, de contrebande, avaient désolé les pays voisinspar leurs incursions et par le mélange de brigands et de vagabonds, qui,marchant deux à deux, et multipliant sur la route avec leurs dévotescompagnes, se croisaient, à l’exemple des chevaliers, pour aller délivrer laTerre-Sainte des mains des infidèles, et faisaient en passant l’essai de leurbravoure sur les propriétés quils pillaient, et sur-tout sur les Juifs, qu’ilstuaient et massacraient inhumainement s’ils ne se convertissaient à la foichrétienne.
Le palais de justice de Nismes fut agrandi en i33i et en i336. Le roiPhilippe de Valois , ayant un projet de croisade, et voulant en conférer avecle pape Benoît XII, fit un voyage en Languedoc , et tint à Nismes un