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HISTOIRE DE NISMES.
S. Louis, dans les commencements de son régné, adressa aux habitants deNismes l’ordonnance de ses réglements pour la paix de l’église, après lestroubles que les Albigeois y avoient occasionnés : il passa dans cette villeen 1248, et y fit plusieurs réglements, établissements, échanges, puis s’em-barqua dans le port d’Aigues - Mortes , le 25 août, pour la Terre-Saintecomme on le sait: il s’arrêta encore à Nismes six ans après, à son retour,et ses commissaires y tinrent leurs séances pour la restitution des biensinjustement unis au domaine royal. En 1258 un traité, passé à Corbeil entre le roi de France et celui d’Arragon, cede à la France tous ses droitssur Nismes et sur le Nemozès; et en 1266 le légat du saint-siege fit prêcherdans le diocese de Nismes la seconde croisade de S. Louis, qui fut la sep-tième et dernière contre les infidèles. S. Louis y vint plusieurs fois avantson second embarquement à Aigues-Mortes , le i er juillet 1270.v Un réglement de voierie, fait à cette époque par les commissaires de lacour royale dè Nismes, nous apprend le nombre et la situation des portesde la ville: il y en avait sept, dont la plupart avaient une dénominationdifférente de celle qu’on leur donna dans la suite, mais dont la positionétait à-peu-près la même que celle des portes d’aujourd’hui.
Ces portes étaient, i° la porte Rades , qui paraît être la même que cellequ’on appela dans la suite la porte des Carmes; 2 0 la porte Posquieres ,placée à-peu-près où est celle de la Couronne; 3 ° la porte de Pertus , dontla position répondait assez à celle de Saint-Gillès ; 4 ° l a porte de Garrigues ;celle-ci était la même que celle appelée depuis Saint-Antoine ; 5 ° la portede la Magdeleine , encore existante pour le nom et la position; 6° la porte dela Bouquerie , un peu au-dessous de celle qui porte aujourd’hui le mêmenom; 7 0 la porte du Chemin , appelée depuis la porte des Prêcheurs; celle-ciétait placée vis-à-vis de l’endroit où est le partage du cours.
Le roi Philippe-le-Hardi rétablit divers droits et usages en faveur deshabitants de Nismes, ce qui y fit alors refleurir le commerce, en étendantses relations avec les principales .villes de lTtalie.
Il fit combler les fossés du château des Arenes en 1278, malgré les oppo-sitions des consuls, fondées sur les droits qu’ils prétendaient y avoir: ilpassa dans cette ville en 1283, où il rendit quelques ordonnances.
Philippe !e-Bel y passa également lorsqu’il fut du Roussillon se faire sacrerà Reims : il rendit plusieurs ordonnances relatives au commerce de cette